Je suis au-delà du dégoût. Je suis consterné, brisé, profondément atteint par ce qui s’est passé ce lundi 9 février 2026 à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. La mort d’Abdoulaye Bâ à la fleur de l’âge, étudiant en deuxième année de chirurgie dentaire à la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontologie, n’est pas un fait divers.
C’est une blessure nationale. Un jeune brillant, orphelin de père, seul espoir de sa famille, de sa maman, qui est mort là où il aurait dû être protégé : à l’université.
Selon le communiqué officiel de l’Amicale des étudiants de la FMPO, Abdoulaye Bâ ne manifestait pas. Il n’était pas dans la rue. Il était dans sa chambre.
Des chambres ont été défoncées. Il aurait été torturé, grièvement blessé, puis évacué au service médical du COUD, après avoir perdu beaucoup de sang, avant de succomber à ses blessures. Ces mots sont lourds. Ces faits sont graves. Et ils exigent vérité et justice.
Autour de ce drame, les images sont insoutenables. Un étudiant amputé d’un bras. D’autres qui se jettent du troisième ou du quatrième étage pour échapper aux gaz, à la panique, à un incendie. Des scooters appartenant à des étudiants vandalisés. Des violences jusque dans une mosquée. De très jeunes élèves de 5, 6, 7, 10 ans évacués de leur établissement voisin pour fuir les gaz lacrymogènes.
Et des informations selon lesquelles ces gaz auraient atteint l’hôpital Albert Royer de Fann, où des bébés et des enfants luttent déjà pour vivre.
C’est une accumulation d’horreurs qu’aucune République ne devrait tolérer.
Maintenant, je demande à tout le monde de faire un effort simple, mais immense. Fermez les yeux pendant une minute. Juste une minute. Et mettez-vous à la place de la mère d’Abdoulaye Bâ.
Imaginez ce coup de téléphone. Cette phrase qui tombe comme un couperet. « Ton fils n’est plus là. »
Elle qui a déjà perdu le père de cet enfant. Elle qui a tout misé sur ce très jeune garçon. Son espoir. Sa fierté. Son avenir. Imaginez ses jambes qui lâchent. Ses cris étouffés.
Ses larmes qui ne s’arrêtent plus. Cette nuit blanche d’hier, à fixer le plafond, à revoir son fils partir étudier, à attendre son retour qui ne viendra jamais. Et les nuits blanches qui vont suivre. Les jours vides. Le silence dans la maison. L’espoir arraché.
Rien ne peut justifier cela. Rien. Une université ne doit pas produire des morts, des mutilés, des mères brisées. On ne peut pas banaliser l’inacceptable. On ne peut pas continuer comme si de rien n’était.
Nous les attendions, et ils vont parler. Un point de presse gouvernemental est annoncé cet après-midi avec le ministre de l’Intérieur, Madame la ministre de la Justice, le ministre de l’Enseignement supérieur, le ministre des Forces armées et la porte-parole du gouvernement. C’est nécessaire, mais ce n’est pas suffisant.
La parole que le pays attend, celle qui compte vraiment, doit venir du sommet. Elle doit venir du chef du gouvernement, Ousmane Sonko, et du président de la République, Bassirou Diomaye Faye.
Face à la mort d’un étudiant, aux mutilations, à la violence exercée dans une université et à la douleur d’une mère, seule une parole forte, claire et courageuse au plus haut niveau peut être à la hauteur.
La vérité doit être dite. Les responsabilités doivent être situées. La justice doit passer. Parce qu’Abdoulaye Bâ n’était pas un chiffre. C’était un fils. Un espoir.
Et parce qu’aucune mère ne devrait enterrer son enfant pour être allé étudier.
C’est une blessure nationale. Un jeune brillant, orphelin de père, seul espoir de sa famille, de sa maman, qui est mort là où il aurait dû être protégé : à l’université.
Selon le communiqué officiel de l’Amicale des étudiants de la FMPO, Abdoulaye Bâ ne manifestait pas. Il n’était pas dans la rue. Il était dans sa chambre.
Des chambres ont été défoncées. Il aurait été torturé, grièvement blessé, puis évacué au service médical du COUD, après avoir perdu beaucoup de sang, avant de succomber à ses blessures. Ces mots sont lourds. Ces faits sont graves. Et ils exigent vérité et justice.
Autour de ce drame, les images sont insoutenables. Un étudiant amputé d’un bras. D’autres qui se jettent du troisième ou du quatrième étage pour échapper aux gaz, à la panique, à un incendie. Des scooters appartenant à des étudiants vandalisés. Des violences jusque dans une mosquée. De très jeunes élèves de 5, 6, 7, 10 ans évacués de leur établissement voisin pour fuir les gaz lacrymogènes.
Et des informations selon lesquelles ces gaz auraient atteint l’hôpital Albert Royer de Fann, où des bébés et des enfants luttent déjà pour vivre.
C’est une accumulation d’horreurs qu’aucune République ne devrait tolérer.
Maintenant, je demande à tout le monde de faire un effort simple, mais immense. Fermez les yeux pendant une minute. Juste une minute. Et mettez-vous à la place de la mère d’Abdoulaye Bâ.
Imaginez ce coup de téléphone. Cette phrase qui tombe comme un couperet. « Ton fils n’est plus là. »
Elle qui a déjà perdu le père de cet enfant. Elle qui a tout misé sur ce très jeune garçon. Son espoir. Sa fierté. Son avenir. Imaginez ses jambes qui lâchent. Ses cris étouffés.
Ses larmes qui ne s’arrêtent plus. Cette nuit blanche d’hier, à fixer le plafond, à revoir son fils partir étudier, à attendre son retour qui ne viendra jamais. Et les nuits blanches qui vont suivre. Les jours vides. Le silence dans la maison. L’espoir arraché.
Rien ne peut justifier cela. Rien. Une université ne doit pas produire des morts, des mutilés, des mères brisées. On ne peut pas banaliser l’inacceptable. On ne peut pas continuer comme si de rien n’était.
Nous les attendions, et ils vont parler. Un point de presse gouvernemental est annoncé cet après-midi avec le ministre de l’Intérieur, Madame la ministre de la Justice, le ministre de l’Enseignement supérieur, le ministre des Forces armées et la porte-parole du gouvernement. C’est nécessaire, mais ce n’est pas suffisant.
La parole que le pays attend, celle qui compte vraiment, doit venir du sommet. Elle doit venir du chef du gouvernement, Ousmane Sonko, et du président de la République, Bassirou Diomaye Faye.
Face à la mort d’un étudiant, aux mutilations, à la violence exercée dans une université et à la douleur d’une mère, seule une parole forte, claire et courageuse au plus haut niveau peut être à la hauteur.
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