Un groupe de femmes escorte en chantant Mouigni Baraka Said Soilihi, jusqu’à son domicile de Ntsoudjini, près de la capitale. L’opposant devait s’entretenir ce matin avec le procureur. Craignant qu’il soit arrêté, plusieurs dizaines d’habitants ont empêché l’ex-gouverneur, toujours populaire, d’honorer le rendez-vous.
« On avait peur parce que la justice est devenue une machine de manipulation politique, témoigne Ayouba Amata. Ces derniers jours, on incarcère sans justice, sans suivi judiciaire. Il faut nous donner les garanties sécuritaires qu’il ne va pas là-bas pour être incarcéré gratuitement. Il est respecté, il a laissé son empreinte pour être un homme éternel. »
Ce week-end, Mouigni Baraka Said Soilihi avait déjà été convoqué à la brigade de recherche de la gendarmerie. Un rendez-vous là encore avorté, mais son véhicule a été saisi.
Le député Oumouri M’madi Hassani dénonce les méthodes des autorités : « Personne, en se levant le matin, ne sait s’il va revenir à la maison. Il y a un membre du gouvernement qui ont dit : ‘Moi j’ai le pouvoir aujourd’hui, j’embêterais Mouigni jusqu’au bout’. C’est-à-dire que ce n’est pas un jeu caché. On veut faire plier la population. C’est un jeu dangereux parce qu’aux Comores la division est déjà créée, la suspicion est déjà créée. Dans ce pays, il y a une peur qui est déjà installée. »
Accusés par le ministère de l’Intérieur d’avoir incité à la violence, à l’insurrection et à la rébellion, les membres du CNT sont prévenus. Leurs déboires judiciaires ne font peut-être que commencer.
« On avait peur parce que la justice est devenue une machine de manipulation politique, témoigne Ayouba Amata. Ces derniers jours, on incarcère sans justice, sans suivi judiciaire. Il faut nous donner les garanties sécuritaires qu’il ne va pas là-bas pour être incarcéré gratuitement. Il est respecté, il a laissé son empreinte pour être un homme éternel. »
Ce week-end, Mouigni Baraka Said Soilihi avait déjà été convoqué à la brigade de recherche de la gendarmerie. Un rendez-vous là encore avorté, mais son véhicule a été saisi.
Le député Oumouri M’madi Hassani dénonce les méthodes des autorités : « Personne, en se levant le matin, ne sait s’il va revenir à la maison. Il y a un membre du gouvernement qui ont dit : ‘Moi j’ai le pouvoir aujourd’hui, j’embêterais Mouigni jusqu’au bout’. C’est-à-dire que ce n’est pas un jeu caché. On veut faire plier la population. C’est un jeu dangereux parce qu’aux Comores la division est déjà créée, la suspicion est déjà créée. Dans ce pays, il y a une peur qui est déjà installée. »
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