Toutes les femmes et tous les hommes qui ont été consulté jusque là ont affirmé à la presse que le président Denis Sassou Nguesso leur a bien prêté son oreille.
Ils ont mis à profit ces consultations pour lui exposer les vrais problèmes que vivent les Congolais au quotidien. L’accès à l’eau, l’électricité, l’éducation ou encore les transports en commun, devenu un casse-tête chinois. Mais la Constitution est le sujet dominant.
Inès Neffe Ngani, de la société civile, considère que le texte de 2002 est problématique.
« Nous avons exprimé clairement que nous sommes contre cette loi fondamentale du 20 janvier 2002 parce que lorsque nous voyons bien les choses, cette loi n’a jamais été en adéquation avec la politique sociale actuelle de notre pays », estime-t-elle.
Des opposants qui ont boycotté ces consultations pensent qu’elles auraient pu être organisées autrement. C'est en tout cas ce que pense Crépin Nguala, du Frocad, le Front républicain pour le respect de l'ordre constitutionnel et l'alternance démocratique.
« Dans une société comme la notre, on en peut pas organiser un dialogue de cette manière. Le président de la République devrait donc appeler les gens dans une grande salle et faire une adresse selon laquelle « moi j’ai entendu, j’ai écouté alors je vous réunis ici pour trouver une solution » », commente-t-il. Ces consultations doivent normalement conduire au dialogue.
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