La lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) a changé de dimension au Sénégal, passant d'une simple procédure technique à un impératif de sécurité nationale. Lors de la présentation du rapport d’activités 2025 de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) ce mardi à Dakar, son président, Cheikh Ahmadou Bamba Siby, a affirmé que ces défis constituent désormais des enjeux majeurs de souveraineté et de préservation de l'intégrité de l'économie nationale.
Face à une opinion publique de plus en plus exigeante en matière de transparence et de gouvernance financière, la CENTIF a choisi un format de présentation inédit, marquant une volonté d'ouverture vers la société civile. Selon M. Siby, cet intérêt croissant des populations démontre que la criminalité financière n'est plus uniquement l'affaire des enquêteurs et des magistrats, mais une problématique globale pouvant affecter la stabilité et la crédibilité même de l'État sénégalais.
Le président de la CENTIF a particulièrement insisté sur le rôle pivot des médias dans ce dispositif de riposte. Il a appelé les professionnels de l'information à s'impliquer davantage dans la sensibilisation et la promotion d'une culture de vigilance collective. Pour l'institution, la collaboration avec la presse est essentielle pour instaurer une barrière efficace contre les flux financiers illicites, garantissant ainsi une résilience économique face aux menaces sécuritaires contemporaines.
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