Fans, artistes, mélomanes et quelques officiels sont venus rendre hommage à Fernand Mabala, mardi soir. Sur l’esplanade de la préfecture de Brazzaville, la veillée culturelle a démarré sur fond de musique religieuse. Le public a pris place sur des chaises en plastique en face d’un imposant podium. Sur la droite du public, sous une tente blanche, le cercueil de Fernand Mabala a été placé sur un catafalque derrière un portrait géant.
Au nombre des musiciens venus rendre hommage à celui qu’on appelait encore « le grand Moumbafouneur », il y a eu l’artiste Pape God. « Aujourd’hui, je pleure un artiste et un frère, donc c’est difficile. Dès que son corps est arrivé, j’ai réalisé que mon frère était dans cette caisse, ça m’a fait très mal. Je ne vous le cache pas : mes larmes ont coulé », confie-t-il.
La disparition de Fernand Mabala laisse un grand vide dans la culture congolaise, mais aussi au sein de sa famille, comme l’explique son neveu Nickson Milandou. « C’était un monument de la famille. Il nous a beaucoup aidés. Il m’avait même promis un voyage pour la France, se souvient-il. Je pleure beaucoup papa Fernand parce qu’il a propulsé la musique congolaise. C’est vraiment une idole pour nous ».
Ce mercredi après-midi, l’auteur de « Yatama », qui l’avait révélé au public en 1985, sera conduit dans sa dernière demeure au cimetière de Mâ Campagne, à l’ouest de la ville. Tous les fans ont promis de l’accompagner.
Au nombre des musiciens venus rendre hommage à celui qu’on appelait encore « le grand Moumbafouneur », il y a eu l’artiste Pape God. « Aujourd’hui, je pleure un artiste et un frère, donc c’est difficile. Dès que son corps est arrivé, j’ai réalisé que mon frère était dans cette caisse, ça m’a fait très mal. Je ne vous le cache pas : mes larmes ont coulé », confie-t-il.
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