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Contre le renvoi, les proches de l’Imam Ndao sonnent la mobilisation pour le 14 février



Ce qui s’est passé ce mercredi ne serait qu’un aperçu. A en croire les proches de l’Imam Alioune Badara Ndao et ses co-inculpés, le 14 février prochain, le Palais de Justice de Dakar ne pourra pas les contenir. La salle 4 où le procès des présumés terroristes s’est ouvert, a refusé du monde, des souteneurs venus principalement de Kaolack. Ils ont sonné la mobilisation pour le 14. 

Ils étaient en transe à l’annonce du renvoi du procès. Certains scandaient « ALLAHU AKBAR », le poing en l’air. Au moment où d’autres criaient : « LA ILAHA ILLA ALLAH ». Presque tous ont versé des larmes.

« Nous sommes venus assister, soutenir Imam Alioune Badara Ndao qui a subi un enlèvement que l’histoire du Sénégal n’a jamais connu. Quelqu’un qui a travaillé pour l’Islam, pour l’école sénégalaise, et d’un coup, on a procédé à son enlèvement soi-disant que c’est un terroriste alors que c’est totalement faux… », a martelé l’un d’eux. Jugeant « anormal » le renvoi du dossier, ce proche du détenu réclame la libération de l’imam pour que ce dernier puisse retrouver sa famille à Kaolack.

« Vous n’avez rien vu aujourd’hui. Nous seront beaucoup plus nombreux le 14 », a-t-il asséné.
L’audience spéciale de l’Imam Alioune Badara Ndao et ses coinculpés a été renvoyée au 14 février prochain sur approbation de la défense. Les avocats commis pourront s’imprégner du volumineux dossier car plus de trente (30) présumés terroristes sont poursuivis pour connivence avec des foyers djihadistes.

« Nous avons reçu le dossier des accusés hier pratiquement en fin d’après-midi. Un dossier extrêmement volumineux qui pose problème parce que la moitié est illisible. Il s’y ajoute que le dossier qui nous a été communiqué est véritablement petit par rapport au dossier détenu par le Parquet. Nous avons demandé et obtenu du président qu’à l’audience de renvoi, le même dossier que détient le ministère public soit communiqué à l’ensemble des avocats commis d’office. C’est la règle. C’est ce que dit le Code de procédure pénal et les conventions des droits de l’homme ratifiées par le Sénégal. Nous voulons que ce dossier nous soit communiqué pour qu’à l’audience du 14 février que l’imam Ndao et l’ensemble des co-accusés soient vraiment défendus de la meilleure des manières », plaide Me Moustapha Dieng, un de ces avocats. 


Mercredi 27 Décembre 2017 - 23:39


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