Le président du mouvement politique Aujourd’hui et Demain la Côte d’Ivoire (ADCI), Assalé Tiémoko Antoine, a été inculpé et placé sous contrôle judiciaire ce vendredi 15 mai 2026, selon plusieurs médias locaux dont Abidjan.net. Accusé de diffusion de fausses nouvelles, de troubles à l’ordre public et émission d’expressions outrageantes», l’opposant est désormais interdit de sortir du territoire.
Le lundi 11 mai 2026, le journaliste et patron du média «L’Eléphant déchainé» avait été empêché d’embarquer pour le Canada, à l’aéroport Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan. L’incident a relancé la polémique sur son statut judiciaire, alors que son entourage affirme qu’aucune mesure restrictive ne pesait contre lui.
Selon un communiqué de l’ADCI publié le même jour, l’ancien député et maire de Tiassalé s’apprêtait à entamer une tournée de mobilisation en Amérique du Nord, prévue du 12 au 26 mai, lorsqu’un officier de police l’a interpellé à 20 minutes de l’embarquement. Le commissaire de l’aéroport lui aurait alors signifié, sur instruction du procureur de la République, qu’il « ne peut pas voyager » et devrait informer la justice avant toute sortie du territoire.
Or, l’ADCI soutient que son président n’est «ni inculpé, ni sous contrôle judiciaire». Le mouvement rappelle que la garde à vue dont Assalé Tiémoko avait fait l’objet le 23 avril 2026 avait été levée le jour même par le procureur adjoint, Abou Sherif. Sorti de l’hôpital le 25 avril après une semaine de repos, l’opposant avait repris ses activités sans notification de mesure restrictive.
L’origine d’un contrôle judicaire
Le 22 avril 2026, Assalé Tiémoko avait été entendu à la Préfecture de police d’Abidjan dans le cadre d’une procédure ouverte contre lui. Son mouvement avait alors fait état de quatre chefs d’accusation : trouble à l’ordre public, incitation à la révolte, discrédit porté sur les institutions de la République et diffusion de fausses nouvelles. Ce vendredi, il a de nouveau été interrogé.
Pour comprendre cette affaire, il faut remonter au mois de mars 2026, lors d’un séjour de Tiémoko Assalé en France. Sur la chaîne YouTube Actupeople, l’opposant accorde au journaliste ivoirien basé à Paris, Guillaume Vergès, une interview de 1H50 minutes. Il critique le gouvernement d’Alassane Ouattara, qui dirige le pays depuis 2011. Il y fustige une «corruption qui gangrène (l’) administration publique» et y assure avoir été menacé par une figure du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) après une entrevue avec l’ancien président Laurent Gbagbo. «On va te faire payer cette rencontre», lui aurait-on dit.
En raison de la dépénalisation des délits de presse en Côte d’Ivoire, qui fait qu’un journaliste ne peut être arrêté ou poursuivi au pénal pour une prise de position dans le cadre de son métier, à son retour au pays, Assalé Tiémoko a été convoqué en tant que président et fondateur du parti ADCI.
Le lundi 11 mai 2026, le journaliste et patron du média «L’Eléphant déchainé» avait été empêché d’embarquer pour le Canada, à l’aéroport Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan. L’incident a relancé la polémique sur son statut judiciaire, alors que son entourage affirme qu’aucune mesure restrictive ne pesait contre lui.
Selon un communiqué de l’ADCI publié le même jour, l’ancien député et maire de Tiassalé s’apprêtait à entamer une tournée de mobilisation en Amérique du Nord, prévue du 12 au 26 mai, lorsqu’un officier de police l’a interpellé à 20 minutes de l’embarquement. Le commissaire de l’aéroport lui aurait alors signifié, sur instruction du procureur de la République, qu’il « ne peut pas voyager » et devrait informer la justice avant toute sortie du territoire.
Or, l’ADCI soutient que son président n’est «ni inculpé, ni sous contrôle judiciaire». Le mouvement rappelle que la garde à vue dont Assalé Tiémoko avait fait l’objet le 23 avril 2026 avait été levée le jour même par le procureur adjoint, Abou Sherif. Sorti de l’hôpital le 25 avril après une semaine de repos, l’opposant avait repris ses activités sans notification de mesure restrictive.
L’origine d’un contrôle judicaire
Le 22 avril 2026, Assalé Tiémoko avait été entendu à la Préfecture de police d’Abidjan dans le cadre d’une procédure ouverte contre lui. Son mouvement avait alors fait état de quatre chefs d’accusation : trouble à l’ordre public, incitation à la révolte, discrédit porté sur les institutions de la République et diffusion de fausses nouvelles. Ce vendredi, il a de nouveau été interrogé.
Pour comprendre cette affaire, il faut remonter au mois de mars 2026, lors d’un séjour de Tiémoko Assalé en France. Sur la chaîne YouTube Actupeople, l’opposant accorde au journaliste ivoirien basé à Paris, Guillaume Vergès, une interview de 1H50 minutes. Il critique le gouvernement d’Alassane Ouattara, qui dirige le pays depuis 2011. Il y fustige une «corruption qui gangrène (l’) administration publique» et y assure avoir été menacé par une figure du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) après une entrevue avec l’ancien président Laurent Gbagbo. «On va te faire payer cette rencontre», lui aurait-on dit.
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