C'est grâce à un film enregistré par un habitant de Yopougon sur son téléphone portable que l'Onuci a été alertée de l'existence de dix fosses communes sur une parcelle du quartier Doukouré.
Sur ce film, daté du 12 avril, le lendemain de la chute de Laurent Gbagbo, une source interne aux Nations unies explique que l'on voit clairement 68 cadavres étendus à même le sol. Uniquement des hommes. Pour cette source, pas de doute, le massacre a été commis par les miliciens armés par le régime Gbagbo, les soldats pro-Ouattara n'étant pas encore présents à cette date dans cette partie d'Abidjan.
Exécutions sommaires et vengeances
Pour l'heure, dans l'attente d'autorisations des familles ou des autorités judiciaires, aucun de ces corps n'a été exhumé. Les sinistres découvertes ne font peut-être que commencer. Hier, des enquêteurs de l'Onuci se sont rendus dans deux quartiers de Yopougon où ils ont retrouvé quelques tombes individuelles. La bataille d'Abidjan est terminée et sonne désormais l'heure du décompte macabre.
Toutes les victimes, loin s'en faut, ne sont pas mortes au combat. Des témoins racontent que les deux forces pro-Gbagbo et pro-Ouattara se sont livrées à des exécutions sommaires. De jeunes hommes ont été abattus le plus souvent sur un simple soupçon né d'une appartenance ethnique.
Aujourd'hui, à Abidjan, comme dans le reste du pays, la peur a changé de camp et les communautés considérées comme favorables à l'ancien régime vivent dans la crainte de représailles.
Représailles et exactions dans le sud-ouest
Depuis leur fuite de Yopougon la semaine dernière, les miliciens pro-Gbagbo et les mercenaires libériens se sont dirigés vers l’ouest. Ils sont passés par Dabou et Grand-Lahou. Ils ont ensuite évité Sassandra, à moins de 100 km de San Pedro, pour se diriger vers Soubré, plus au nord.
Selon le ministère ivoirien de la Défense, ils ont semé la mort sur leur passage. Une information confirmée par des sources indépendantes. Ce lundi, des affrontements ont opposé ces miliciens aux Forces républicaines de Côte d’Ivoire, les FRCI, pro-Ouattara, près de Soubré. Les autorités ivoiriennes assurent que les 5 et 6 mai, jeudi et vendredi dernier, les miliciens et les mercenaires ont tué plus de 120 personnes, en majorité des civils.
Dans la région de Sassandra, plus au nord, dans la sous-préfecture de Sago, des sources locales et des défenseurs des droits de l’homme affirment que dans quatre villages, environ 100 personnes ont été tuées ces derniers jours, dont des victimes civiles, qui ont été exécutées par des hommes armés.
Certaines sources disent qu’après avoir été accusés de collaborer avec les miliciens et les mercenaires, des villageois autochtones ont été la cible de représailles de la part des FRCI qui auraient aussi incité des jeunes pro-Ouattara de la région à prendre les armes. Et ces jeunes en auraient profité pour se venger.
Sur ce film, daté du 12 avril, le lendemain de la chute de Laurent Gbagbo, une source interne aux Nations unies explique que l'on voit clairement 68 cadavres étendus à même le sol. Uniquement des hommes. Pour cette source, pas de doute, le massacre a été commis par les miliciens armés par le régime Gbagbo, les soldats pro-Ouattara n'étant pas encore présents à cette date dans cette partie d'Abidjan.
Exécutions sommaires et vengeances
Pour l'heure, dans l'attente d'autorisations des familles ou des autorités judiciaires, aucun de ces corps n'a été exhumé. Les sinistres découvertes ne font peut-être que commencer. Hier, des enquêteurs de l'Onuci se sont rendus dans deux quartiers de Yopougon où ils ont retrouvé quelques tombes individuelles. La bataille d'Abidjan est terminée et sonne désormais l'heure du décompte macabre.
Toutes les victimes, loin s'en faut, ne sont pas mortes au combat. Des témoins racontent que les deux forces pro-Gbagbo et pro-Ouattara se sont livrées à des exécutions sommaires. De jeunes hommes ont été abattus le plus souvent sur un simple soupçon né d'une appartenance ethnique.
Aujourd'hui, à Abidjan, comme dans le reste du pays, la peur a changé de camp et les communautés considérées comme favorables à l'ancien régime vivent dans la crainte de représailles.
Représailles et exactions dans le sud-ouest
Depuis leur fuite de Yopougon la semaine dernière, les miliciens pro-Gbagbo et les mercenaires libériens se sont dirigés vers l’ouest. Ils sont passés par Dabou et Grand-Lahou. Ils ont ensuite évité Sassandra, à moins de 100 km de San Pedro, pour se diriger vers Soubré, plus au nord.
Selon le ministère ivoirien de la Défense, ils ont semé la mort sur leur passage. Une information confirmée par des sources indépendantes. Ce lundi, des affrontements ont opposé ces miliciens aux Forces républicaines de Côte d’Ivoire, les FRCI, pro-Ouattara, près de Soubré. Les autorités ivoiriennes assurent que les 5 et 6 mai, jeudi et vendredi dernier, les miliciens et les mercenaires ont tué plus de 120 personnes, en majorité des civils.
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