En Côte d’Ivoire, le débat sur « les détentions sans jugement » est relancé. L’Assemblée nationale doit examiner ce 14 avril 2026 la loi créant le futur Observatoire national de la détention. Dans ce contexte, le cas d’une femme incarcérée depuis plus de 7 ans au pôle pénitentiaire d’Abidjan, toujours en attente de son procès en appel, défraie la chronique.
Elle s’appelle Félicité Kouamé. En mars 2019, elle fait appel de sa condamnation à 20 ans de prison. Depuis, elle attend un second procès. Elle affirme qu’il s’agit d’une affaire d’escroquerie, selon son avocat, tout juste constitué et qui a lancé l’alerte la semaine précédente.
« Le cas de Dame Kouamé n’est pas isolé »
Dans un communiqué, le ministre ivoirien de la justice a reconnu un « dysfonctionnement » et transmis le dossier au procureur général. Dans la foulée, la Cour d’appel d’Abidjan a rejeté une demande de remise en liberté provisoire de Félicité Kouamé, pour vice de procédure.
Pour Paul Kouadio, président de l’ONG Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (Acat), cette situation est fréquente : « Le cas de Dame Kouamé n’est pas isolé. Il y a bien plus de personnes, plus de "Dame Kouamé", qui sont dans nos prisons aujourd’hui qui attendent d’être jugées. Nous avons une liste dans une prison de l’intérieur du pays, sur laquelle figure une personne est en détention préventive depuis 2012. »
Trois fois moins de juge par habitant que la norme internationale admise
Selon des données du ministère ivoirien de la Justice datées de septembre 2024, 36% des prisonniers étaient détenus préventivement en attente d’un jugement.
Une cause identifiée est le manque de juges : il n’y a qu’un magistrat pour 30 000 habitants en Côte d’Ivoire, trois fois moins que la norme internationale admise.
Elle s’appelle Félicité Kouamé. En mars 2019, elle fait appel de sa condamnation à 20 ans de prison. Depuis, elle attend un second procès. Elle affirme qu’il s’agit d’une affaire d’escroquerie, selon son avocat, tout juste constitué et qui a lancé l’alerte la semaine précédente.
« Le cas de Dame Kouamé n’est pas isolé »
Dans un communiqué, le ministre ivoirien de la justice a reconnu un « dysfonctionnement » et transmis le dossier au procureur général. Dans la foulée, la Cour d’appel d’Abidjan a rejeté une demande de remise en liberté provisoire de Félicité Kouamé, pour vice de procédure.
Pour Paul Kouadio, président de l’ONG Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (Acat), cette situation est fréquente : « Le cas de Dame Kouamé n’est pas isolé. Il y a bien plus de personnes, plus de "Dame Kouamé", qui sont dans nos prisons aujourd’hui qui attendent d’être jugées. Nous avons une liste dans une prison de l’intérieur du pays, sur laquelle figure une personne est en détention préventive depuis 2012. »
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