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Covid-19: dans l'Union européenne, des stratégies de vaccination à hue et à dia

On attendra jusqu’à ce mercredi pour la validation du deuxième vaccin, celui de Moderna, alors qu’après la validation par l’UE le 21 décembre dernier du vaccin BNT162b2 de BioNTech et Pfizer, les campagnes de vaccination ont commencé à travers toute l’Union européenne ou presque. Mais la situation varie fortement d’un pays à l’autre et les stratégies de vaccination tirent à hue et à dia, engendrant par exemple de sévères critiques en France au sujet des options choisies par le gouvernement. Ces critiques, l’Union européenne elle-même en subit sa part. Il y a donc tant de différences entre les pays d’Europe…



D'un pays à l'autre il existe des différences marquées, c’est le moins que l’on puisse dire et ça s’explique par le fait que le domaine de la Santé est essentiellement une prérogative nationale et pas européenne. On a pu le toucher du doigt dès le mois de février 2020, quand les Européens ont commencé à essayer de coordonner tant bien que mal leurs politiques sanitaires. Et plus récemment, en décembre, quand la présidente de la Commission européenne a appelé les 27 à entamer leurs campagnes de vaccination simultanément : or les Pays-Bas entament les vaccinations ce mercredi, soit dix jours après les premières injections en Hongrie le 26 décembre.
 
En l’occurrence, les différences peuvent être dues à des retards de livraison du vaccin de BioNTech, par exemple pour l’Espagne ou aux délais de validation du vaccin par les différentes agences nationales comme c’est le cas aux Pays-Bas.
 
Le scepticisme face au vaccin dans plusieurs pays
Et suivant les pays, le nombre de citoyens qui sont prêts à se faire vacciner varie lui aussi fortement, ce qui rajoute à la cacophonie apparente dans les vaccinations européennes.
 
On dispose à ce titre de plusieurs sondages qui pour la plupart datent de décembre et on note un fort scepticisme dans plusieurs pays. Autant en Allemagne, 71% des personnes interrogées se disaient prêtes à se faire vacciner, autant en Italie 16% affirmaient vouloir le refuser et 42% vouloir attendre des preuves de l’efficacité du vaccin. En Espagne 47% disaient ne pas souhaiter se faire vacciner. Et ils sont 25% en Suède où une campagne de vaccination de masse contre le virus H1N1 il y a onze ans a jeté le doute sur ce genre de politique.
 
Des achats supplémentaires de vaccins
La Commission européenne annonce dans le même temps de nouveaux achats de vaccins. Elle a déjà activé les options d’achat supplémentaires prévues dans les contrats initiaux et elle voudrait négocier des dizaines de millions de doses supplémentaires.
 
Dans plusieurs pays l’opinion publique est persuadée que les vaccins n’ont pas été commandés en nombre suffisant. En-dehors de l’UE c’est aussi le cas en Suisse et au Royaume-Uni. Et devant l’apparition de nouvelles variantes du virus qui se transmettent plus rapidement, certains choisissent d’espacer les deux injections nécessaires. L’Agence européenne des médicaments tire la sonnette d’alarme car selon elle six semaines c’est vraiment le maximum entre les deux injections. Mais il y a d’abord eu les Britanniques qui les espacent de douze semaines puis maintenant le Danemark qui les espace de six semaines et l’Allemagne qui envisage de faire de même devant la lenteur des livraisons.
 
Feu roulant de critiques
La Commission européenne est sous le feu roulant des critiques, accusée d’avoir été inefficace et d’avoir précommandé trop peu de doses.
 
De son côté la Commission souligne que les précommandes ont été effectuées avant que les vaccins aient prouvé leur efficacité et que ce sont les États qui achètent mais c’est vrai que les critiques fusent, comme par exemple le Premier ministre hongrois Viktor Orbán selon qui l’UE a été trop lente.
 
La critique fait rage en Allemagne contre le gouvernement fédéral accusé hier dans le quotidien populaire Bild d’avoir confié à la Commission la tâche de négocier les précommandes alors que l’équipe de négociateurs allemands, français, italien et néerlandais y arrivaient très bien tous seuls.

RFI

Mardi 5 Janvier 2021 - 10:21


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