Sept groupes parlementaires, soit l'immense majorité des députés européens, s'étaient mis d'accord sur le contenu de la résolution. Autant dire que le vote était sans suspense en faveur de ce texte qui n'est pas tendre avec le processus électoral gabonais.
Les députés jugent que les résultats de la présidentielle « manquent de transparence » et sont « extrêmement douteux ». Selon eux, la légitimité du président Bongo est même remise en cause. En ce sens, les élus vont plus loin que la mission d'observation électorale européenne, dont le rapport date de décembre.
Au final, le Parlement demande au Conseil européen, et donc aux ministres, de se saisir du dossier et d'enclencher l'accord de Cotonou. Ce document prévoit des consultations entre Bruxelles et Libreville en cas d'atteinte aux droits de l'homme et à la démocratie.
Pour les députés, si ces négociations échouent, Bruxelles devra prendre des sanctions contre « les responsables des violences, abus des droits de l'homme et sabotage du processus démocratique ».
Cette résolution a une portée limitée, car elle n'est pas contraignante. « Le texte arrête la position des députés. Mais c'est le Conseil qui décide s'il donne suite », explique une source à Bruxelles. Toutefois des sanctions ne sont pas impossibles. L'accord avait été déclenché fin 2015 pour le Burundi. Quatre mois plus tard, Bruxelles prenait des mesures de rétorsion contre Bujumbura.
Les députés jugent que les résultats de la présidentielle « manquent de transparence » et sont « extrêmement douteux ». Selon eux, la légitimité du président Bongo est même remise en cause. En ce sens, les élus vont plus loin que la mission d'observation électorale européenne, dont le rapport date de décembre.
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