Le vice-président de l'organisation, Mame Makhtar Guèye, a apporté une réponse frontale et détaillée aux récentes critiques du Premier ministre Ousmane Sonko. Jugeant les attaques de ce dernier comme étant « peu diplomates » pour un chef de gouvernement.
Pour Mame Makhtar Guèye, Ousmane Sonko a commis une erreur de jugement en s'attaquant à une institution dont la lutte est ancrée dans l’histoire du Sénégal. « Cette lutte fait partie de l’ADN de Jamra depuis sa création, il y a 43 ans maintenant », a-t-il martelé. « Pour vous dire que nous avons commencé la lutte avant que ce régime n’accède au pouvoir. Donc, s'il s'est permis aujourd'hui de nous attaquer, il a perdu son temps. Cette lutte fait partie de l’ADN de Jamra depuis sa création, il y a 43 ans maintenant. Donc Ousmane Sonko est né en 1974, il n’avait que neuf ans, il était à l’école primaire en cette période.
Fort de cette longévité, il a adressé un avertissement au chef du gouvernement : « Il doit comprendre qu’on n'arrête pas la mer avec ses bras. Selon lui, le statut de Premier ministre exigeait une posture différente et plus de retenue. « On attendait de lui une autre posture différente de celle-ci en sa qualité de Premier ministre », a indiqué Mame Makhtar Gueye.
Le vice-président de Jamra a revendiqué les récentes vagues d'arrestations comme une « victoire » pour son camp. « Les arrestations récentes d’homosexuels présumés ont été une victoire pour nous. Parce que ces derniers avaient commencé à gagner en confiance, ils ont osé même blasphémer ou souiller des lieux de culte en commettant des actes contraires aux bonnes mœurs. Je vous ai rappelé que sur 125 ONG islamistes, Jamra est le seul à oser déposer une plainte, ceci après que des homosexuels ont été pris en flagrant délit dans un lieu de culte le 22 novembre 2020. Il y a eu beaucoup d’arrestations grâce à Jamra, donc ça a été une victoire même si certains ont été libérés par la suite », a soutenu le président de Jamra.
A en croire Mame Makhtar Gueye, ce militantisme judiciaire s'inscrit dans une stratégie de longue date. « Après avoir réussi à faire criminaliser le « Yamba », la cocaïne et d'autres stupéfiants avec l'appui du défunt député Abdou Latif Guèye, l'ONG s'est attaquée à la criminalisation de l'homosexualité. Mame Makhtar Guèye a précisé que la première proposition de loi en ce sens avait été déposée dès le 6 mai 2016 sur le bureau de Moustapha Niasse, avec le soutien du député Amadou Mberry Sylla.
Vérités sur la « liste » et défi aux autorités
Le leader de Jamra a t démenti avoir jamais voulu publier une liste de noms à la vindicte populaire sur internet. « Je le (Sonko) mets au défi de sortir ne serait-ce qu’un petit bout de texte ou une vidéo où j’aurais indiqué que j'allais publier une liste », a-t-il lancé. « J’ai bel et bien dit que notre avocat, Seydou Diagne, m’a interpellé pour me demander de ne pas publier la liste et d’attendre son retour parce qu’au moment où ces arrestations se sont faites, il était hors du pays. Je n’ai jamais dit que j’allais publier une liste «et, malgré la pression sur les réseaux sociaux demandant la publication de la liste, Jamra est restée droite dans ses bottes. Je leur ai toujours répondu que cette liste n’a pas été destinée aux réseaux sociaux. »
Il a précisé que « Cette liste n’est pas destinée aux réseaux sociaux , qu'elle était réservée exclusivement aux autorités.»
Pour appuyer ses dires, il a cité l'ancien ministre de l'Intérieur Aly Ngouille Ndiaye comme témoin. «Je prends à témoin l’ancien ministre Aly Ngouille Ndiaye. Quand j’ai été invité sur le plateau de l’émission Diné ak Diamano de feu Sidy Lamine Niasse, c’est le ministre qui m’a appelé, je n’ai pas sollicité d’audience. Quand il m’a convoqué, je lui ai apporté des preuves, une liste de centaines d’homosexuels répartis dans 16 associations LGBT. Les neuf (9) associations ont été reconnues par le régime d’Abdoulaye Wade et les sept (7) par Macky Sall. Je lui ai même remis les noms », -t-il déclaré.
« Je lui ai indiqué que l’association la plus puissante et c’est l’État qui lui a conféré ce pouvoir c’est "AIDES". Le président de ladite association est le nommé Djadji Diouf et il est actuellement hors du pays. Ce groupe a eu, à l’époque, 650 membres, composée de banquiers, taximen…, le numéro de récépissé est le 15 444, signé et tamponné par la DAG du ministère de l’Intérieur. J’ai donné tous les détails », a révélé Mame Makhtar Gueye.
Déception politique et enjeux de sécurité
Mame Makhtar a rappelé qu’Ousmane Sonko accusait autrefois Macky Sall d’être le « porteur de l’Agenda LGBT », mais constate aujourd'hui que ce même agenda « est resté d'actualité » et que les récépissés de ces associations demeurent valables. « Avec l’arrivée de ce nouveau régime, on attendait d’Ousmane Sonko sur une autre position que ça. Et pourtant, c’est lui qui a dit que Macky Sall a été le porteur de l’Agenda LGBT et pourtant ce même agenda est resté d'actualité.
« Macky Sall est parti, mais les récépissés sont restés valables, le PGA, (parlementary global for Action ) est là. Ce syndicat a comme vocation, de promouvoir et de protéger les adeptes des unions cotre natures. Que fou le Sénégal au PGA ? On peut en déduire que ce régime en place a reconnu de manière tacite la réglementation des LGBT », a fustigé Jamra.
Concernant le retrait de sa sécurité, Mame Makhtar Guèye y voit un « clin d’œil malsain » à ses adversaires. Il a rappelé la gravité des menaces pesant sur lui, citant une tentative d'agression à la voiture : « N'eût été l’intervention d’un camion, j’aurais pu être tué ». L'agresseur, selon ses dires, l'aurait poursuivi jusque dans son refuge en l'insultant et en lui reprochant de vouloir « gâter leur affaire ». Par ce récit, il a tenu à souligner que sa protection policière n'est pas un luxe, mais une réponse à des périls de mort concrets.
Pour Mame Makhtar Guèye, Ousmane Sonko a commis une erreur de jugement en s'attaquant à une institution dont la lutte est ancrée dans l’histoire du Sénégal. « Cette lutte fait partie de l’ADN de Jamra depuis sa création, il y a 43 ans maintenant », a-t-il martelé. « Pour vous dire que nous avons commencé la lutte avant que ce régime n’accède au pouvoir. Donc, s'il s'est permis aujourd'hui de nous attaquer, il a perdu son temps. Cette lutte fait partie de l’ADN de Jamra depuis sa création, il y a 43 ans maintenant. Donc Ousmane Sonko est né en 1974, il n’avait que neuf ans, il était à l’école primaire en cette période.
Fort de cette longévité, il a adressé un avertissement au chef du gouvernement : « Il doit comprendre qu’on n'arrête pas la mer avec ses bras. Selon lui, le statut de Premier ministre exigeait une posture différente et plus de retenue. « On attendait de lui une autre posture différente de celle-ci en sa qualité de Premier ministre », a indiqué Mame Makhtar Gueye.
Le vice-président de Jamra a revendiqué les récentes vagues d'arrestations comme une « victoire » pour son camp. « Les arrestations récentes d’homosexuels présumés ont été une victoire pour nous. Parce que ces derniers avaient commencé à gagner en confiance, ils ont osé même blasphémer ou souiller des lieux de culte en commettant des actes contraires aux bonnes mœurs. Je vous ai rappelé que sur 125 ONG islamistes, Jamra est le seul à oser déposer une plainte, ceci après que des homosexuels ont été pris en flagrant délit dans un lieu de culte le 22 novembre 2020. Il y a eu beaucoup d’arrestations grâce à Jamra, donc ça a été une victoire même si certains ont été libérés par la suite », a soutenu le président de Jamra.
A en croire Mame Makhtar Gueye, ce militantisme judiciaire s'inscrit dans une stratégie de longue date. « Après avoir réussi à faire criminaliser le « Yamba », la cocaïne et d'autres stupéfiants avec l'appui du défunt député Abdou Latif Guèye, l'ONG s'est attaquée à la criminalisation de l'homosexualité. Mame Makhtar Guèye a précisé que la première proposition de loi en ce sens avait été déposée dès le 6 mai 2016 sur le bureau de Moustapha Niasse, avec le soutien du député Amadou Mberry Sylla.
Vérités sur la « liste » et défi aux autorités
Le leader de Jamra a t démenti avoir jamais voulu publier une liste de noms à la vindicte populaire sur internet. « Je le (Sonko) mets au défi de sortir ne serait-ce qu’un petit bout de texte ou une vidéo où j’aurais indiqué que j'allais publier une liste », a-t-il lancé. « J’ai bel et bien dit que notre avocat, Seydou Diagne, m’a interpellé pour me demander de ne pas publier la liste et d’attendre son retour parce qu’au moment où ces arrestations se sont faites, il était hors du pays. Je n’ai jamais dit que j’allais publier une liste «et, malgré la pression sur les réseaux sociaux demandant la publication de la liste, Jamra est restée droite dans ses bottes. Je leur ai toujours répondu que cette liste n’a pas été destinée aux réseaux sociaux. »
Il a précisé que « Cette liste n’est pas destinée aux réseaux sociaux , qu'elle était réservée exclusivement aux autorités.»
Pour appuyer ses dires, il a cité l'ancien ministre de l'Intérieur Aly Ngouille Ndiaye comme témoin. «Je prends à témoin l’ancien ministre Aly Ngouille Ndiaye. Quand j’ai été invité sur le plateau de l’émission Diné ak Diamano de feu Sidy Lamine Niasse, c’est le ministre qui m’a appelé, je n’ai pas sollicité d’audience. Quand il m’a convoqué, je lui ai apporté des preuves, une liste de centaines d’homosexuels répartis dans 16 associations LGBT. Les neuf (9) associations ont été reconnues par le régime d’Abdoulaye Wade et les sept (7) par Macky Sall. Je lui ai même remis les noms », -t-il déclaré.
« Je lui ai indiqué que l’association la plus puissante et c’est l’État qui lui a conféré ce pouvoir c’est "AIDES". Le président de ladite association est le nommé Djadji Diouf et il est actuellement hors du pays. Ce groupe a eu, à l’époque, 650 membres, composée de banquiers, taximen…, le numéro de récépissé est le 15 444, signé et tamponné par la DAG du ministère de l’Intérieur. J’ai donné tous les détails », a révélé Mame Makhtar Gueye.
Déception politique et enjeux de sécurité
Mame Makhtar a rappelé qu’Ousmane Sonko accusait autrefois Macky Sall d’être le « porteur de l’Agenda LGBT », mais constate aujourd'hui que ce même agenda « est resté d'actualité » et que les récépissés de ces associations demeurent valables. « Avec l’arrivée de ce nouveau régime, on attendait d’Ousmane Sonko sur une autre position que ça. Et pourtant, c’est lui qui a dit que Macky Sall a été le porteur de l’Agenda LGBT et pourtant ce même agenda est resté d'actualité.
« Macky Sall est parti, mais les récépissés sont restés valables, le PGA, (parlementary global for Action ) est là. Ce syndicat a comme vocation, de promouvoir et de protéger les adeptes des unions cotre natures. Que fou le Sénégal au PGA ? On peut en déduire que ce régime en place a reconnu de manière tacite la réglementation des LGBT », a fustigé Jamra.
Concernant le retrait de sa sécurité, Mame Makhtar Guèye y voit un « clin d’œil malsain » à ses adversaires. Il a rappelé la gravité des menaces pesant sur lui, citant une tentative d'agression à la voiture : « N'eût été l’intervention d’un camion, j’aurais pu être tué ». L'agresseur, selon ses dires, l'aurait poursuivi jusque dans son refuge en l'insultant et en lui reprochant de vouloir « gâter leur affaire ». Par ce récit, il a tenu à souligner que sa protection policière n'est pas un luxe, mais une réponse à des périls de mort concrets.
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