Le problème posé aux acteurs bissau-guinéens est simple : il faut rétablir la légalité constitutionnelle et enclencher enfin la transition. Mais, comment rétablir cette légalité sans fâcher personne ?
A priori, la solution la plus évidente consiste à remettre à son poste Raimundo Pereira, le président déposé le 12 avril. C'est ce qu'attend la Cédéao (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest). Le problème, c'est que la junte ne veut plus entendre parler de Pereira. Les militaires ont donc proposé à son parti, le PAIGC (ancien parti au pouvoir, le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert ), de le remplacer par l'actuel président du Parlement, Manuel Serifo Nhamadjo.
Ce fut l'objet des deux journées de négociations qui se sont déroulées à Bissau. Seul inconvérnient, Manuel Serifo Nhamadjo est considéré comme le chef de file de l'opposition interne au PAIGC et la majorité du parti n'en veut pas. A cause de cette lutte interne au sein du PAIGC, les acteurs bissau-guinéens sont incapables de remplir les conditions posées par la Cédéao.
On va donc se retrouver, ce jeudi 3 mai à Dakar, devant un bel imbroglio : un PAIGC qui ne voulant pas être écarté de la future répartition du pouvoir, est prêt à travailler avec les putschistes, mais demeure prisonnier de ses querelles internes.
La solution pourrait venir d'une élection au bureau de l'Assemblée nationale qui se choisirait un nouveau président, lequel deviendrait automatiquement président de la transition. Mais aucun responsable bissau-guinéen ne fera le déplacement à Dakar jeudi pour expliquer les choses aux chefs d'Etats réunis en sommet.
RFI
A priori, la solution la plus évidente consiste à remettre à son poste Raimundo Pereira, le président déposé le 12 avril. C'est ce qu'attend la Cédéao (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest). Le problème, c'est que la junte ne veut plus entendre parler de Pereira. Les militaires ont donc proposé à son parti, le PAIGC (ancien parti au pouvoir, le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert ), de le remplacer par l'actuel président du Parlement, Manuel Serifo Nhamadjo.
Ce fut l'objet des deux journées de négociations qui se sont déroulées à Bissau. Seul inconvérnient, Manuel Serifo Nhamadjo est considéré comme le chef de file de l'opposition interne au PAIGC et la majorité du parti n'en veut pas. A cause de cette lutte interne au sein du PAIGC, les acteurs bissau-guinéens sont incapables de remplir les conditions posées par la Cédéao.
On va donc se retrouver, ce jeudi 3 mai à Dakar, devant un bel imbroglio : un PAIGC qui ne voulant pas être écarté de la future répartition du pouvoir, est prêt à travailler avec les putschistes, mais demeure prisonnier de ses querelles internes.
La solution pourrait venir d'une élection au bureau de l'Assemblée nationale qui se choisirait un nouveau président, lequel deviendrait automatiquement président de la transition. Mais aucun responsable bissau-guinéen ne fera le déplacement à Dakar jeudi pour expliquer les choses aux chefs d'Etats réunis en sommet.
| Désiré Ouedraogo Président de la Commission de la Cédéao « Pour nous, le retour à l'ordre constitutionnel est une condition non négociable. La Cédéao est ouverte mais elle reste ferme sur ce principe... » |
RFI
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