Enseignant-chercheur en Science politique à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis, le Professeur Maurice Soudieck Dione a souligné ce dimanche lors de l'émission Grand Jury de la Rfm, la responsabilité de l'État dans le décès de François Mancabou, ajoutant qu'il y a «des zones d'ombre à élucider ».
« Naturellement, la responsabilité de l'État est engagée. Mais il va falloir creuser un peu le problème parce que quant on écoute le témoignage de son avocat, lorsqu'on entend son épouse et la déclaration du procureur de la République sur cette mort regrettable, je crois qu'il y a des zones d'ombre à élucider », a dit le Pr Dione.
François Mancabou, élément supposé de ce que l'État appelle les "Forces spéciales" est décédé dans la nuit de mercredi à jeudi à l'hôpital Principal de Dakar. Selon l'acte de décès, sa mort est accidentelle. Une thèse rejetée par sa famille et son avocat qui accusent la police de l'avoir "torturé et brutalisé".
Selon le procureur de la République Amady Diouf, le défunt a violemment cogné le mur et les grilles de la cellule de détention durant sa garde à vue. Il a même soutenu que les enquêteurs détiennent une vidéo de 13 minutes qui confirme ses propos.
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