En quelques mois, la gouvernance de Macky Sall a été frappée par de fautes administratives parfois très flagrantes L’Observateur retrace quelques légèretés qui placent le chef de l’Etat du Sénégal au banc des accusés.
« La vérité sur ces fautes administratives c’est qu’il y a une réelle méconnaissance des textes par ceux qui nous gouvernent. Une incompétence accentuée par un clientélisme politique dans commune mesure », a confié un expert de l’administration publique au journal.
De la présidence de la République aux sociétés nationales, les couacs s’amoncellent sur la face de l’administration sénégalaise, dont les vigies, grands commis issus de l’Ena, seraient aujourd’hui écartés de la préparation des décrets, arrêtés et autres actes.
Dans l’affaire Amadou Woury Diallo, trafiquant de médicaments condamnés à 7 ans de prison ferme, le président Macky Sall a osé avouer publiquement qu’il a été abusé dans ce dossier, en accordant une grâce à ce prisonnier.
L’autre grosse faute administrative a eu lieu lundi dernier. Les magistrats Moustapha Ka et Samba Ndiaye ont été limogés sur décision du ministre de la Justice. Il leur est reproché d’avoir pris des engagements pour une réhabilitation de Karim Wade.
Sans tarder, l’Union des magistrats du Sénégal, a dans un communiqué, dénoncé le non-parallélisme des formes dans leur limogeage. Elle estime que que ce limogeage aurait dû suivre la même procédure que leur nomination en décembre 2017.
« La vérité sur ces fautes administratives c’est qu’il y a une réelle méconnaissance des textes par ceux qui nous gouvernent. Une incompétence accentuée par un clientélisme politique dans commune mesure », a confié un expert de l’administration publique au journal.
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