Le festival Pencum Niani de Koumpentoum a été marqué, dimanche 13 avril, par un incident protocolaire lorsque les députés Moussa Mbaye et Awa Sow ont refusé de se lever à l'arrivée de la préfète Safiatou Joséphine Dieng, provoquant une intervention de la gendarmerie. Dans une déclaration ce lundi, le député du Pastef (pouvoir), Guy Marius Sagna, a qualifié cet acte de « désobéissance civile» contre une autorité administrative accusée de se comporter en « commandant » plutôt qu'en serviteur du peuple.
«En réalité, en refusant de se lever, mes deux collègues députés ont fait comme Rosa Parks qui a refusé de se lever le 1er décembre 1955 : un acte de résistance voire de désobéissance. Impossible de comprendre ce qui s'est passé entre le préfet et les deux députés sans savoir ce qui s'est passé les semaines précédentes (où des tensions ont eu lieu entre les députés et le préfet», a écrit Guy Marius Sagna.
Le parlementaire appelle aussi à une « décolonisation » de l'administration, du palais présidentiel jusqu'aux villages, et exhorte le président Bassirou Diomaye Faye à réduire ses pouvoirs. «En général les administrateurs civils (préfets, sous-préfets...) surtout en zone rurale, parce qu'ils représentent le président de la république et tous les membres du gouvernement se croient tout permis. En territoire conquis. En commandement. Oubliant qu'il leur est demandé - comme aux députés - de servir. D'être des serviteurs», a conclu le député.
Pour rappel, l'affaire Rosa Parks est l'acte fondateur du mouvement des droits civiques aux États-Unis. Le 1er décembre 1955, à Montgomery (Alabama), cette couturière noire de 42 ans a refusé de céder sa place à un passager blanc dans un bus, bravant les lois ségrégationnistes en vigueur.
«En réalité, en refusant de se lever, mes deux collègues députés ont fait comme Rosa Parks qui a refusé de se lever le 1er décembre 1955 : un acte de résistance voire de désobéissance. Impossible de comprendre ce qui s'est passé entre le préfet et les deux députés sans savoir ce qui s'est passé les semaines précédentes (où des tensions ont eu lieu entre les députés et le préfet», a écrit Guy Marius Sagna.
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