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Dette publique : Chérif Salif Sy appelle à dépasser les clivages politiques et à éviter une austérité brutale



Invité de l'émission « Le Jury du Dimanche » (JDD) ce 11 janvier 2026, l’économiste et président du Forum du Tiers Monde, le Professeur Chérif Salif Sy, a apporté un éclairage technique et politique sur la question de la dette publique. Entre défense de la signature de l'État et refus de l'austérité brutale, il appelle à dépasser les clivages partisans.
 
​Pour le Professeur Chérif Salif Sy, le tumulte actuel autour de la dette relève davantage de la stratégie politique que de l'analyse économique rigoureuse. Sans détour, il regrette que de nombreuses réflexions publiées récemment traduisent un « besoin de connaissance » plutôt qu'une expertise réelle. « Il y a des gens très politiques dont l'attitude c’est de contrer, coûte que coûte. Il faut toujours contrer le gouvernement, quitte à mettre le désordre, à raconter n’importe comment, n’importe quoi », a-t-il déclaré sur le plateau du JDD.
 
​Loin des scénarios alarmistes, l'économiste se veut rassurant quant à la capacité du pays à faire face à ses obligations financières. Pour lui, la dette ne doit pas être perçue comme un fardeau insurmontable, mais comme un « instrument » au service du développement.
 
​Sa conviction est faite : le pays honorera ses engagements. « On paiera la dette, j’en suis convaincu », affirme-t-il, rappelant que l’atout majeur du gouvernement reste la signature de l’État, un gage de crédibilité indispensable sur les marchés internationaux.
 
​Interrogé sur l'éventualité d'une restructuration de la dette, le Pr Sy a manifesté sa confiance envers le Premier ministre, soulignant la complexité des dossiers en cours. S'il reconnaît que la restructuration présente des avantages, il en souligne surtout les périls.

L'enjeu est de trouver un équilibre pour éviter un redressement trop brutal qui pèserait sur les populations. L'économiste agite d'ailleurs le spectre des années sombres : « Les leçons du passé (éviter à tout prix le traumatisme des plans d'ajustement structurels). ​Les risques sociaux (des entreprises qui ferment, des ménages asphyxiés et des tensions sociales majeures). ​La protection des services de base (empêcher que des « vivres soient coupées » au nom de la rigueur budgétaire) ».

​En somme, Chérif Salif Sy appelle à une gestion qui préserve à la fois les droits des créanciers qui « récupéreront leur argent » et le bien-être des citoyens. Pour le président du Forum du Tiers Monde, la priorité absolue est de piloter ce redressement sans sacrifier la paix sociale sur l'autel de la finance.


Dimanche 11 Janvier 2026 - 13:54


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