Thiaba Kamara Sy, administratrice de société et figure de proue de l'initiative citoyenne "Demain Sénégal", a plaidé pour une réactivation des travaux de la Commission Nationale de Réforme des Institutions (CNRI) comme socle de la réconciliation nationale.
Thiaba Kamara Sy a d'emblée recadré le débat sur la nature des réformes promises par le Président Bassirou Diomaye Faye. Pour elle, il ne s'agit pas d'une simple « convergence tardive » avec des revendications anciennes, mais d'une question fondamentale de méthodologie démocratique.
Elle a tenu à rendre un hommage vibrant au Président Amadou Mahtar Mbow et aux travaux de la Commission Nationale de Réforme des Institutions (CNRI). « Voilà un homme qui a dédié sa vie entière à son pays », a-t-elle rappelé, soulignant la rigueur scientifique et l'inclusivité de cette commission qui, en 2012-2013, avait sillonné le Sénégal pour recueillir le « désir souverain » du peuple.
Pour l'ancienne présidente de « Demain Sénégal », bien que les conclusions de la CNRI datent d'une douzaine d'années, le pays n'a pas fondamentalement changé dans ses besoins de gouvernance. Elle dénonce la stratégie du « marché » pratiquée par l'ancien régime, qui consistait à ne choisir que les réformes arrangeant le pouvoir en place.
« Je trouve dommage que nous ne soyons pas capables de ressortir ces travaux des tiroirs », a-t-elle souligné. Selon elle, plutôt que de repartir de zéro, l'effort devrait se concentrer sur la dissémination, consistant à traduire ces principes dans nos langues nationales, Actualiser le corpus avec les enjeux contemporains tels que le climat, l'environnement ou la condition féminine.
Concernant l'état de la cohésion sociale au Sénégal, Thiaba Kamara Sy a dressé un portrait sombre d'une société où les divergences politiques se sont infiltrées jusque dans l'intimité des familles, brisant les liens de parenté. Pour elle, la réforme des institutions ne doit pas être un exercice froid et technique mené en vase clos par des experts. Elle doit être un fondement pour une réconciliation nationale. « Le mal est profond », observe-t-elle, suggérant que reprendre une démarche inclusive, similaire à celle des Assises Nationales, pourrait agir comme une véritable « thérapie » collective.
Co-signataire de la tribune « La rupture ne se proclame pas, elle se pratique », l'experte en gouvernance financière rappelle que le Pacte de bonne gouvernance démocratique est un engagement fondateur. Elle appelle le pouvoir actuel à transformer les promesses de rupture en actes méthodiques, en s'appuyant sur des principes consensuels et discutés, afin d'éviter les lignes de fracture politique qui menacent la stabilité du pays.
Alors que le Sénégal fait face à des défis économiques majeurs, incluant la gestion de la dette et les négociations avec le FMI, Thiaba Kamara Sy prévient, « l'apaisement national passera nécessairement par une gouvernance qui respecte les attentes populaires d'équité et de transparence ».
Thiaba Kamara Sy a d'emblée recadré le débat sur la nature des réformes promises par le Président Bassirou Diomaye Faye. Pour elle, il ne s'agit pas d'une simple « convergence tardive » avec des revendications anciennes, mais d'une question fondamentale de méthodologie démocratique.
Elle a tenu à rendre un hommage vibrant au Président Amadou Mahtar Mbow et aux travaux de la Commission Nationale de Réforme des Institutions (CNRI). « Voilà un homme qui a dédié sa vie entière à son pays », a-t-elle rappelé, soulignant la rigueur scientifique et l'inclusivité de cette commission qui, en 2012-2013, avait sillonné le Sénégal pour recueillir le « désir souverain » du peuple.
Pour l'ancienne présidente de « Demain Sénégal », bien que les conclusions de la CNRI datent d'une douzaine d'années, le pays n'a pas fondamentalement changé dans ses besoins de gouvernance. Elle dénonce la stratégie du « marché » pratiquée par l'ancien régime, qui consistait à ne choisir que les réformes arrangeant le pouvoir en place.
« Je trouve dommage que nous ne soyons pas capables de ressortir ces travaux des tiroirs », a-t-elle souligné. Selon elle, plutôt que de repartir de zéro, l'effort devrait se concentrer sur la dissémination, consistant à traduire ces principes dans nos langues nationales, Actualiser le corpus avec les enjeux contemporains tels que le climat, l'environnement ou la condition féminine.
Concernant l'état de la cohésion sociale au Sénégal, Thiaba Kamara Sy a dressé un portrait sombre d'une société où les divergences politiques se sont infiltrées jusque dans l'intimité des familles, brisant les liens de parenté. Pour elle, la réforme des institutions ne doit pas être un exercice froid et technique mené en vase clos par des experts. Elle doit être un fondement pour une réconciliation nationale. « Le mal est profond », observe-t-elle, suggérant que reprendre une démarche inclusive, similaire à celle des Assises Nationales, pourrait agir comme une véritable « thérapie » collective.
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