Pour soutenir ses opérations en Iran, l’état-major voulait utiliser deux bases américaines situées en Andalousie. L’Espagne a dit non, et ça, Donald Trump n’a pas du tout apprécié, rapporte notre correspondant à Washington, Vincent Souriau.
« L’Espagne nous a dit qu’on ne pouvait pas utiliser leurs bases. Ils ont été inamicaux. L'Espagne a été très, très peu coopérative. Comme vous le savez, c’est le seul pays de l’Otan qui n’accepte pas de monter son budget de la défense à 5 %. Nous allons donc cesser tout commerce avec l’Espagne. Nous ne voulons plus rien avoir à faire avec l’Espagne », a déclaré le président américain.
Dans un premier temps, Friedrich Merz ne dit pas un mot. Puis, lorsqu’un journaliste l’interroge : « Donald Trump envisage de punir l’Espagne, que pourriez-vous faire ? », le chancelier allemand choisit de répondre seulement sur l’Otan et de ne pas faire de vagues dans le Bureau ovale. « Nous essayons de les convaincre que cela fait partie de notre sécurité commune et que nous devons tous nous conformer à ces chiffres : 3,5 % pour la défense et 1,5 % pour les infrastructures militaires. Et l’Espagne doit se plier à ça », a expliqué le chancelier allemand. À sa sortie du rendez-vous, Friedrich Merz s’est de son côté dit certain que les États-Unis respectaient l’Allemagne et maintiendraient leur présence militaire sur le sol allemand.
Le gouvernement espagnol réagit
Dans un communiqué, le gouvernement espagnol a réagi aux propos du président américain en assurant que l'Espagne était « un partenaire commercial fiable pour 195 pays dans le monde », dont les États-Unis. « Si l'administration américaine souhaite revoir (sa relation commerciale avec l'Espagne), elle devra le faire dans le respect de l'autonomie des entreprises privées, de la légalité internationale et des accords bilatéraux entre l'Union européenne et les États-Unis », indique ce communiqué.
« Notre pays dispose des ressources nécessaires pour contenir d'éventuels impacts, aider les secteurs qui pourraient être affectés et diversifier les chaînes d'approvisionnement », est-il aussi écrit.
Plus tôt dans la journée, avant les propos de Donald Trump sur son pays, le ministre des Affaires étrangères espagnol José Manuel Albares avait déclaré n'avoir « eu aucune conversation avec aucun représentant nord-américain » ni n'avoir « reçu aucune plainte » au sujet des bases militaires de Rota et Moron. Il avait souligné que ces bases, utilisées « conjointement avec les États-Unis », étaient « sous souveraineté espagnole ».
« L’Espagne nous a dit qu’on ne pouvait pas utiliser leurs bases. Ils ont été inamicaux. L'Espagne a été très, très peu coopérative. Comme vous le savez, c’est le seul pays de l’Otan qui n’accepte pas de monter son budget de la défense à 5 %. Nous allons donc cesser tout commerce avec l’Espagne. Nous ne voulons plus rien avoir à faire avec l’Espagne », a déclaré le président américain.
Dans un premier temps, Friedrich Merz ne dit pas un mot. Puis, lorsqu’un journaliste l’interroge : « Donald Trump envisage de punir l’Espagne, que pourriez-vous faire ? », le chancelier allemand choisit de répondre seulement sur l’Otan et de ne pas faire de vagues dans le Bureau ovale. « Nous essayons de les convaincre que cela fait partie de notre sécurité commune et que nous devons tous nous conformer à ces chiffres : 3,5 % pour la défense et 1,5 % pour les infrastructures militaires. Et l’Espagne doit se plier à ça », a expliqué le chancelier allemand. À sa sortie du rendez-vous, Friedrich Merz s’est de son côté dit certain que les États-Unis respectaient l’Allemagne et maintiendraient leur présence militaire sur le sol allemand.
Le gouvernement espagnol réagit
Dans un communiqué, le gouvernement espagnol a réagi aux propos du président américain en assurant que l'Espagne était « un partenaire commercial fiable pour 195 pays dans le monde », dont les États-Unis. « Si l'administration américaine souhaite revoir (sa relation commerciale avec l'Espagne), elle devra le faire dans le respect de l'autonomie des entreprises privées, de la légalité internationale et des accords bilatéraux entre l'Union européenne et les États-Unis », indique ce communiqué.
« Notre pays dispose des ressources nécessaires pour contenir d'éventuels impacts, aider les secteurs qui pourraient être affectés et diversifier les chaînes d'approvisionnement », est-il aussi écrit.
Plus tôt dans la journée, avant les propos de Donald Trump sur son pays, le ministre des Affaires étrangères espagnol José Manuel Albares avait déclaré n'avoir « eu aucune conversation avec aucun représentant nord-américain » ni n'avoir « reçu aucune plainte » au sujet des bases militaires de Rota et Moron. Il avait souligné que ces bases, utilisées « conjointement avec les États-Unis », étaient « sous souveraineté espagnole ».
Autres articles
-
Aéroport Blaise Diagne : deux individus interpellés avec près de 29kg de haschich
-
Guerre au Moyen-Orient : «Le Sénégal peut jouer un rôle important en tant que médiateur» (Ambassadeur d'Iran)
-
Sénégal : «La privation de liberté doit réparer et ouvrir des perspectives réelles de réinsertion» (Yacine Fall)
-
Matam : le G7 en ordre de bataille, des établissements scolaires fermés
-
Goudomp : l’accès à la terre et au financement freine l’autonomisation des femmes





Aéroport Blaise Diagne : deux individus interpellés avec près de 29kg de haschich


