Garde des Sceaux et ministre sénégalais de la Justice, Yacine Fall a partagé, mardi 03 mars, un moment de rupture de jeûne avec les prisonniers du camp pénal de Liberté 6 (Dakar). A cette occasion, elle a plaidé pour que la justice «reste humaine» et qu’elle «ouvre des perspectives réelles de réinsertion», selon une note de son service de Communication.
«La privation de liberté ne doit jamais signifier la perte de dignité. La justice doit rester humaine. Elle doit certes sanctionner lorsque cela est nécessaire, mais elle doit aussi accompagner, réparer et ouvrir des perspectives réelles de réinsertion», a dit Yacine Fall.
La ministre a par ailleurs précisé que ce repas partagé «traduit la volonté des pouvoirs publics de maintenir un dialogue constant avec les personnes en détention et de réaffirmer l’engagement de l’État en faveur d’une justice à la fois ferme, équitable et humaine».
Cette déclaration de la Garde des Sceaux intervient dans un moment crucial de surpeuplement carcéral, avec un déficit de personnels pénitentiaires. Selon l’un des derniers rapports de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), en 2023, les prisons sénégalaises, qui disposent d’une capacité d’accueil de 4 833 places, ont hébergé près de 13 000, soit un taux d'occupation de 267 %, largement au-dessus du seuil critique. Certaines régions, telles que Kédougou, ont enregistré des taux d’occupation vertigineux atteignant 501 %. Pendant ce temps, un surveillant pour 11 détenus a été enregistré, loin des normes internationales qui recommandent un agent pour deux détenus
«La privation de liberté ne doit jamais signifier la perte de dignité. La justice doit rester humaine. Elle doit certes sanctionner lorsque cela est nécessaire, mais elle doit aussi accompagner, réparer et ouvrir des perspectives réelles de réinsertion», a dit Yacine Fall.
La ministre a par ailleurs précisé que ce repas partagé «traduit la volonté des pouvoirs publics de maintenir un dialogue constant avec les personnes en détention et de réaffirmer l’engagement de l’État en faveur d’une justice à la fois ferme, équitable et humaine».
Cette déclaration de la Garde des Sceaux intervient dans un moment crucial de surpeuplement carcéral, avec un déficit de personnels pénitentiaires. Selon l’un des derniers rapports de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), en 2023, les prisons sénégalaises, qui disposent d’une capacité d’accueil de 4 833 places, ont hébergé près de 13 000, soit un taux d'occupation de 267 %, largement au-dessus du seuil critique. Certaines régions, telles que Kédougou, ont enregistré des taux d’occupation vertigineux atteignant 501 %. Pendant ce temps, un surveillant pour 11 détenus a été enregistré, loin des normes internationales qui recommandent un agent pour deux détenus
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