Le Sénégal s’impose comme l’une des économies les plus dynamiques d’Afrique avec une croissance de 8,3 % en 2025, contre 6,9 % en 2024. Selon le rapport Perspectives économiques en Afrique 2026 de la Banque africaine de développement (BAD), ce boom est directement porté par le démarrage de l’exploitation du pétrole et du gaz, qui a fait bondir le secteur secondaire de 21 % et progresser les exportations de 22,7 %. L'institution panafricaine alerte toutefois sur les risques liés à un endettement très élevé et à des besoins de financement considérables.
Le rapport de la BAD souligne que la dette publique atteignait 132 % du PIB à la fin 2024. Pour l'année 2026, les besoins de financement du pays sont estimés à 6 075 milliards de francs CFA (soit 26,2 % du PIB), une somme dont près des trois quarts devront être consacrés au seul remboursement de la dette. Malgré ces tensions, la Banque note une amélioration des équilibres macroéconomiques : le déficit budgétaire a été ramené à 8,4 % du PIB en 2025 (contre 10,9 % en 2024), l'inflation est contenue à 1,4 % grâce aux subventions, et le déficit du compte courant s'est réduit à 9,2 % du PIB.
Sur le plan social, la BAD précise que les bénéfices de cette croissance ne sont pas encore inclusifs. Le Sénégal fait face à des défis persistants avec un taux de pauvreté de 37,5 %, un chômage élargi à 19,2 % et une 169e place mondiale à l'Indice de développement humain (IDH). Le système bancaire reste néanmoins résilient avec un ratio de solvabilité de 14,2 %, au-dessus des normes de l’UEMOA, zone où le Sénégal s'est imposé comme le deuxième émetteur du marché financier en mobilisant 2 224 milliards de francs CFA en 2025.
Pour sécuriser l'avenir et réussir l'Agenda « Sénégal 2050 », la BAD recommande d'accélérer la mobilisation des recettes fiscales, de diversifier les financements (privés, verts, obligations diaspora) et de renforcer drastiquement la gouvernance ainsi que la discipline budgétaire.
Le rapport de la BAD souligne que la dette publique atteignait 132 % du PIB à la fin 2024. Pour l'année 2026, les besoins de financement du pays sont estimés à 6 075 milliards de francs CFA (soit 26,2 % du PIB), une somme dont près des trois quarts devront être consacrés au seul remboursement de la dette. Malgré ces tensions, la Banque note une amélioration des équilibres macroéconomiques : le déficit budgétaire a été ramené à 8,4 % du PIB en 2025 (contre 10,9 % en 2024), l'inflation est contenue à 1,4 % grâce aux subventions, et le déficit du compte courant s'est réduit à 9,2 % du PIB.
Sur le plan social, la BAD précise que les bénéfices de cette croissance ne sont pas encore inclusifs. Le Sénégal fait face à des défis persistants avec un taux de pauvreté de 37,5 %, un chômage élargi à 19,2 % et une 169e place mondiale à l'Indice de développement humain (IDH). Le système bancaire reste néanmoins résilient avec un ratio de solvabilité de 14,2 %, au-dessus des normes de l’UEMOA, zone où le Sénégal s'est imposé comme le deuxième émetteur du marché financier en mobilisant 2 224 milliards de francs CFA en 2025.
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