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Elections Locales : La dangereuse OPA des Ploutocrates sur les institutions municipales



A l’approche des élections municipales des nuées de ploutocrates, nouveaux nababs flamboyants, anciens financiers ayant fait banqueroute à l’honneur, crésus des temps modernes, et voyous au col blanc, s’organisent pour faire main basse sur les institutions municipales. Ils tentent TOUS une reconversion en politique. Tant il est vrai qu’ils ont subodoré la mine d’or que constituent les municipalités, devenues tout net, communes de plein exercice, en faveur de l’Acte III de la décentralisation. Tous les observateurs politiques qui connaissent le génome de ces troubles personnages, y compris l’Etat, ne peuvent pas juste froncer les sourcils, fermer les yeux et laisser faire. Ces écumeurs d’aventures déroulent tranquillement leur projet, en affichant sournoisement, une générosité simulée, pour épater la galerie et embobiner les populations jobardes et candides. Ils distribuent quelque modique somme d’argent çà et là, des sacs de riz, quelques oignons et condiments, particulièrement à la veille des fêtes nationales.

Assurément ils tiennent les populations malmenées par la conjoncture économique, dans l’insignifiance et l’immaturité ! Ils appellent cela le social ! Quoi donc ? Quel social ? C’est cette aumône déguisée et honteuse qu’ils appellent social ? Quel mépris sans borne ! Quelle vision au ras des pâquerettes ! Quel misérabilisme indécent ! Le social c’est aussi la prise en charge de la scolarité de nos potaches en mettant à leur disposition les fournitures scolaires dont ils auront besoin. Le social c’est la capacitation, l’autonomisation économique et sociale des femmes. Le social c’est user de son carnet d’adresse et de sa crédibilité personnelle  pour nouer des PPP qui attirent dans les communes, privés et organismes des Nations Unies, capables de financer la construction d’un centre de santé flambant neuf et entièrement équipé. Le social c’est l’accessibilité des populations aux structures de santé pour une prise en charge adéquate de leurs besoins de santé. Le social c’est également avoir l’intelligence économique, le sens élevé des affaires, d’élaborer des initiatives de financement privé, qui permettront la reconstruction, la rénovation du patrimoine communal. Donc une valorisation des édifices communaux pour prétendre à des financements substantiels  auprès des banques, afin de réaliser de grands chantiers au bénéfice des populations. Le social c’est la prise en charge des malades qui ne peuvent pas payer leurs soins de santé. Dans la discrétion et la dignité.

Sans impliquer des troubadours à gage pour le brailler sur tous les toits ! Last but not least, le social c’est octroyer, aides scolaires, bourses et subventions d’études, aux élèves et étudiants qui en ont besoin, sans distinction d’obédience politique, sans tambours ni trompettes !

C’est trop facile de hurler avec les loups pour diaboliser un édile qui choisit d’investir dans des projets structurants qui bénéficient à toute la collectivité, plutôt que de donner une aumône à quelques démunis triés arbitrairement.  C’est confortable de descendre en flamme le maire sortant, par mauvaise foi et au nom d’un nihilisme froid et désespérant ! Tant il est vrai que quand on exerce le pouvoir, on est susceptible d’être rattrapé par l’usure du pouvoir. Si le traquenard de ces ploutocrates fonctionne bien, si des populations ingénues mordent à l’hameçon, au soir du 23 janvier 2022, beaucoup de municipalités pourraient se retrouver entre les mains de ces troubles personnages. Faut-il s’emmurer dans un fatalisme abject et détourner le regard de cette escroquerie politique subtile qui se prépare ? C’est peut-être le moment de répondre à ses interrogations. Si ce n’est aujourd’hui, alors impérativement demain, à la sortie de ces élections décisives. Ces ploutocrates ne se sont pas limités à enfumer les populations. Ils commanditent des enquêtes d’opinion pipeaux, hagiographies, interviews et articles de presse. Ils se sont attaché les services d’une petite secte de troubadours à gage, spins doctors, journalistes « Juke Box », groupies, boutefeux clivant, extrémistes et va-t’en guerre aux yeux injectés de sang, la bave sanguinolente, prêts à en découdre avec tous ceux qui n’ont pas succombé aux carottes de leur marionnettiste. Ces bœufs réactionnaires imperméables à toute morale et à toute construction intellectuelle, sont prêts à se damner pour supprimer tout obstacle qui se mettrait au travers du chemin de leur gourou vers la mairie. Figurez-vous quelque ploutocrate compliqué d’un faucon intraitable, a osé exagérer l’incongruité et l’inélégance républicaine jusqu’à se méprendre sur le rôle de nos prestigieuses forces de sécurité. Il les considère scandaleusement comme une garde prétorienne pour casser et museler définitivement un vitupérateur trop encombrant ! Le simple fait d’impliquer la police dans les joutes politiques où il n’y a eu, ni menace de mort, ni injures sanglantes, est un éclatant et impitoyable révélateur de l’intolérance, la mesquinerie et l’esprit étriqué de ces dangereux ploutocrates. A ce niveau la bêtise donne une idée de l’infini.

Entre 2011 et 2012, vers la fin de la gouvernance des libéraux, l’hostilité des médias, des faiseurs d’opinion, influenceurs et activistes de la société civile, des intellectuels, d’une partie des élites, a été d’une violence que WADE ne méritait pas. Aucun de ces détracteurs virulents n’était en prison au moment où le vieux politicien quittait le pouvoir ! Décidément La tolérance est partie de l’échiquier politique sans laisser d’adresse ! On a entendu un autre petit marquis, dans l’ivresse du désire brulant et des ambitions démesurées, débagouler urbi et orbi, qu’il sera candidat avec ou sans la bénédiction de la coalition à laquelle il se réclame ! Et cerises sur le gâteau, il va gagner, a-t-il laissé entendre, le doigt dans le nez, quoi qu’il advienne ! Quel toupet ! Quelle fatuité ! Quelle outrecuidance ! Une vraie bouillabaisse populiste ! Une Union sacrée de l’inexpérience et de l’arrogance. Voilà des procédés qui jurent d'avec l'élégance républicaine. Une conduite dépassée et usée jusqu’à la moelle de l’erreur monumentale. Des propos empreints d'amertume et de présomption, qui contrastent brutalement avec la sérénité des autres candidats à la candidature qui attendent sagement la décision du directoire de leur coalition. On voudrait inculquer à la jeunesse en mal de repères éthiques et politiques, les valeurs républicaines, qu'on s'y prendrait autrement ! Nul n’est absolument indispensable dans une république constitutionnelle ! Il n'y a pas de 'deadlock'  en politique, dont le dialogue et le consensus sincères ne soient pas la suffisante solution. Il n'y a rien d'irrévocable dans une démocratie moderne! « Même le crayon de Dieu n'est pas sans gomme. » disait Césaire!

Le 11 Juillet 2009 au Ghana, le Président Barack Obama disait déjà que « L'Afrique n'a pas besoin d'hommes forts, mais de fortes institutions. » Notre pays, très jeune démocratie en phase de devenir pays producteur de pétrole et de Gaz, est aux prémices d’une profonde mutation. Et ces dangereux aventuriers  paraissent ne s'être pas suffisamment rendu compte ! Nos institutions nationales et locales ont besoin d’équipes d’hommes ambitieux et expérimentés et non d’un satrape vibrionnant, entouré de carpettes, âmes damnées, cloportes et béni-oui-oui, gavés comme des oies de propagande et qui l’obéissent au doigt et à l’œil. Il ne faut jamais confondre lamentablement enthousiasme simulé d’opportunistes et d’alimentaires accourus la gueule enfarinée, avec l’engagement inébranlable de militants pétris d’un idéal républicain et nourris de la sève idéologique du parti. Et puis l'exercice d'un mandat électoral exige avant tout du sang-froid, de la maîtrise, de la pondération, de la tolérance et surtout une certaine élégance républicaine. Il est vrai que dans certaines communes l'immobilisme exécrable et poussiéreux est devenu écrasant et insupportable. La présence dans les couloirs de ces institutions municipales de politicards à la ramasse, de bras cassés sans utilité particulière, de délinquants sans aveu qui traînent des casseroles plus qu'il n'en pend aux magasins d'ustensiles, TOUS payés grassement avec l’argent du contribuable, est une sorte d’ironie brutale, un injurieux et corrosif pied de nez  qui, inspire une révulsion horrifiée et une révolte inextinguible ! L'exaspération a atteint son paroxysme ! Ce qui, évidemment, a favorisé un foisonnement de candidatures farfelues et fantaisistes !

Nous terminons cette réflexion en faisant notre cette brillante affirmation de Georges ORWELL : « Le langage politique est destiné à rendre vraisemblable les mensonges, respectables les meurtres et à donner l'apparence de la solidité à ce qui n'est que vent. »  

Ass Malick NDOYE Responsable APR, Gueule Tapée, Fass, Colobane Cadre Administratif AIBD.

Jeudi 28 Octobre 2021 - 19:11


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