Elle laisse croire qu'on demande à l'exécutif français de s'immiscer dans des affaires pendantes devant la justice. Au rebours ça laisse aussi penser que le Sénégal est capable d'obtenir des juges la décision qu'il veut et au moment qu'il veut dans les affaires d'extradition.
Les affaires d'extradition sont dans nos deux pays, une affaire judiciaire avant d'aboutir sur la table de l'exécutif. À cette étape de la procédure, le Président français n'ose pas se prononcer sur la conduite de la procédure ou sur ce que le juge fait ou ne fait pas.
Et on n'oublie trop vite. Madame le Ministre a elle-même affirmé que le Sénégal a déjà refusé 4 demandes d'extradition de la France. Et nous, on se plaint de deux demandes qui sont encore en procédure judiciaire.
Le pire c'est que tout cela fait l'affaire des gens qu'on veut faire extrader.
Dans l'affaire Hissene Habré, il a fallu même à un certain moment, que la Belgique saisisse la Cour internationale de Justice pour demander au juge d'ordonner au Sénégal de poursuivre ou d'extrader l'ancien Président tchadien. Cette affaire a été en procédure au Sénégal pendant 16 ans malgré une forte pression internationale tous azimuts.
La toute puissance américaine a tout déployé pendant plusieurs années pour obtenir l'extradition du Julien Assange. Sans succès. Les États unis ont du se reéoudre à négocier un accord de peine pour clore cette lourde affaire politico-judiciaire.
Ce n'est donc pas une affaire de petit et de grande puissances.
C'est d'abord une affaire de procédure et d'indépendance de la justice.
Si maintenant demain, le juge ou plutôt la justice française rend une décision autorisant son extradition et que le Président français refuse de signer le décret (ce qu'il a le droit de faire selon la loi en France et même au Sénégal), alors notre pays serait en droit de "riposter".
Pour le moment, nous avons tort et on sait que nous avons tort. Tous les textes même de notre pays, tous les principes et procédures, toutes les pratiques diplomatiques et toute la jurisprudence y compris sénégalaise nous donnent tort. Nous n'avons pas raison.
Si nous n' apprenons à nous dire la vérité, nous allons continuer à mal ajuster nos discours et réactions.
Les affaires d'extradition sont dans nos deux pays, une affaire judiciaire avant d'aboutir sur la table de l'exécutif. À cette étape de la procédure, le Président français n'ose pas se prononcer sur la conduite de la procédure ou sur ce que le juge fait ou ne fait pas.
Et on n'oublie trop vite. Madame le Ministre a elle-même affirmé que le Sénégal a déjà refusé 4 demandes d'extradition de la France. Et nous, on se plaint de deux demandes qui sont encore en procédure judiciaire.
Le pire c'est que tout cela fait l'affaire des gens qu'on veut faire extrader.
Dans l'affaire Hissene Habré, il a fallu même à un certain moment, que la Belgique saisisse la Cour internationale de Justice pour demander au juge d'ordonner au Sénégal de poursuivre ou d'extrader l'ancien Président tchadien. Cette affaire a été en procédure au Sénégal pendant 16 ans malgré une forte pression internationale tous azimuts.
La toute puissance américaine a tout déployé pendant plusieurs années pour obtenir l'extradition du Julien Assange. Sans succès. Les États unis ont du se reéoudre à négocier un accord de peine pour clore cette lourde affaire politico-judiciaire.
Ce n'est donc pas une affaire de petit et de grande puissances.
C'est d'abord une affaire de procédure et d'indépendance de la justice.
Si maintenant demain, le juge ou plutôt la justice française rend une décision autorisant son extradition et que le Président français refuse de signer le décret (ce qu'il a le droit de faire selon la loi en France et même au Sénégal), alors notre pays serait en droit de "riposter".
Pour le moment, nous avons tort et on sait que nous avons tort. Tous les textes même de notre pays, tous les principes et procédures, toutes les pratiques diplomatiques et toute la jurisprudence y compris sénégalaise nous donnent tort. Nous n'avons pas raison.
Si nous n' apprenons à nous dire la vérité, nous allons continuer à mal ajuster nos discours et réactions.
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