Gesticulant à se débarrasser de ses membres supérieurs, Serigne Abdou Lo, notable vivant au village de Keur Ndiaye Oumy, dans la commune de Kelle Gueye, bout de rage. Visiblement agité, le vieil homme, qui cache mal sa peine, crache le feu : « Nous n’accepterons plus l’inacceptable. Keur Ndiaye Oumy, notre chère localité, est partie intégrante du Sénégal. L’ayant compris, le chef de l’état Macky Sall avait donné des instructions pour qu’elle soit électrifiée. Mais la société « Myna distributions » en charge des travaux traine toujours le pied ».
Très applaudi par l’assistance massée à la place publique du village, le porte-parole du jour, apparemment galvanisé, dénonce à nouveau ce qu’il considère comme un manque de volonté de la part de la société adjudicataire. Sans prendre de gants, l’octogénaire a profité de la rencontre de protestation organisée par les habitants de son village pour revenir sur le différend les opposant à « Myna distributions ».
Serigne Abdou Lo : « A peine ont-ils débuté, les travaux d’électrification de notre village ont été arrêtés. Les populations, qui applaudissaient des deux mains après que les poteaux électriques ont été installés partout dans le village, ont finalement dé- chanté dans la mesure où les agents envoyés sur terrain n’ont pas procédé à l’abattage des arbres. Et, pourtant, toutes les procédures pour ce faire ont été respectées. La mairie de Kelle Guèye avait donné son onction.
Le service régional des Eaux et Forêts avait lui aussi donné l’autorisation à « Myna distributions » qui a sous-traité avec « Ndaraw technologie », de couper les arbres pour que les fils puissent être raccordés à partir de la moyenne tension. Au début, la société devait payer aux Eaux et forêts une somme d’un million avant de procéder à la coupure. Les notables du village, qui ont jugé salée la facture, ont négocié pour qu’elle soit revue à la baisse et portée finalement à 325 mille francs.
Cette baisse a été facilitée par l’argument selon lequel l’électricité attendue devrait apporter un impact à la population qui était fatiguée de vivre sous les ténèbres. « Malgré tout, on ne sait trop pourquoi, les travaux sont à l’arrêt. Lorsque nous avons demandé pourquoi, des explications fallacieuses nous ont été servies. Le responsable de la société rabâchait comme une litanie que l’arrêt est causé par le retard apporté dans la commande de lampes qu’il a faite depuis le Maroc. Il ne veut pas tout simplement payer les 325 mille au service des Eaux et Forêts. D’ailleurs, les agents envoyés sur le terrain et qui étaient traités comme des rois car mis dans d’excellentes conditions de travail, sont tous rentrés au bercail. Seul leur chef, qui court d’ailleurs derrière le payement de ses prestations, est resté sur les lieux... ».
S’arrêtant quelques minutes pour souffler, Serigne Abdou Lo martèle à nouveau : « l’électricité est une demande sociale. Il faut que les autorités compétentes règlent cette question cruciale. Il en est de même pour le dés- enclavement du village. La piste venant de Kelle Guèye s’arrête à Nguéyene. Des instructions ont été données pour qu’elle arrive à Keur Ndiaye. Cette piste est très attendue parce qu’elle va desservir notre localité, qui est aujourd’hui très peuplée et a une importance économique car une partie de sa population vit dans la diaspora. »
« Myna Distributions » donne ses assurances
Interrogé par nos confrères de Walf Quotidien sur les « manquements » reprochés à la société « Myna distributions » Yoro Diouf, son directeur technique, a balayé d’un revers de la main les accusations. A l’en croire, « il y a des procédures à respecter avec la mairie de Kelle Guèye et le service des Eaux et Forêts. (...). Nous allons finir l’électrification de cette loca- lité. D’ailleurs, nous avons un stock de lampes disponible au niveau de nos entrepôts. Nous avons déjà implanté les supports et tiré les câ- bles il ne reste que les arbres à élaguer pour ter- miner le reste... » a tenu à rassurer Yoro Diouf.
Très applaudi par l’assistance massée à la place publique du village, le porte-parole du jour, apparemment galvanisé, dénonce à nouveau ce qu’il considère comme un manque de volonté de la part de la société adjudicataire. Sans prendre de gants, l’octogénaire a profité de la rencontre de protestation organisée par les habitants de son village pour revenir sur le différend les opposant à « Myna distributions ».
Serigne Abdou Lo : « A peine ont-ils débuté, les travaux d’électrification de notre village ont été arrêtés. Les populations, qui applaudissaient des deux mains après que les poteaux électriques ont été installés partout dans le village, ont finalement dé- chanté dans la mesure où les agents envoyés sur terrain n’ont pas procédé à l’abattage des arbres. Et, pourtant, toutes les procédures pour ce faire ont été respectées. La mairie de Kelle Guèye avait donné son onction.
Le service régional des Eaux et Forêts avait lui aussi donné l’autorisation à « Myna distributions » qui a sous-traité avec « Ndaraw technologie », de couper les arbres pour que les fils puissent être raccordés à partir de la moyenne tension. Au début, la société devait payer aux Eaux et forêts une somme d’un million avant de procéder à la coupure. Les notables du village, qui ont jugé salée la facture, ont négocié pour qu’elle soit revue à la baisse et portée finalement à 325 mille francs.
Cette baisse a été facilitée par l’argument selon lequel l’électricité attendue devrait apporter un impact à la population qui était fatiguée de vivre sous les ténèbres. « Malgré tout, on ne sait trop pourquoi, les travaux sont à l’arrêt. Lorsque nous avons demandé pourquoi, des explications fallacieuses nous ont été servies. Le responsable de la société rabâchait comme une litanie que l’arrêt est causé par le retard apporté dans la commande de lampes qu’il a faite depuis le Maroc. Il ne veut pas tout simplement payer les 325 mille au service des Eaux et Forêts. D’ailleurs, les agents envoyés sur le terrain et qui étaient traités comme des rois car mis dans d’excellentes conditions de travail, sont tous rentrés au bercail. Seul leur chef, qui court d’ailleurs derrière le payement de ses prestations, est resté sur les lieux... ».
S’arrêtant quelques minutes pour souffler, Serigne Abdou Lo martèle à nouveau : « l’électricité est une demande sociale. Il faut que les autorités compétentes règlent cette question cruciale. Il en est de même pour le dés- enclavement du village. La piste venant de Kelle Guèye s’arrête à Nguéyene. Des instructions ont été données pour qu’elle arrive à Keur Ndiaye. Cette piste est très attendue parce qu’elle va desservir notre localité, qui est aujourd’hui très peuplée et a une importance économique car une partie de sa population vit dans la diaspora. »
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