Le Groupe de suivi citoyen du dossier ASER/AEE Power demande davantage de transparence sur la gestion du financement du projet d’électrification rurale porté par l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER) et AEE Power. Dans une déclaration rendue publique le vendredi 18 septembre 2026, plusieurs organisations de la société civile appellent à faire toute la lumière sur l’utilisation de l’avance de démarrage versée dans le cadre du marché.
Le groupe, constitué depuis janvier 2026, explique avoir engagé cette démarche au nom de la « veille citoyenne » et de la « redevabilité de l’action publique ». Il dit vouloir notamment documenter les faits, suivre l’utilisation des fonds publics et défendre le droit des populations rurales à l’accès à l’électricité.
Une avance de près de 37 milliards de FCFA au cœur des interrogations
Selon le Groupe de suivi citoyen, le marché conclu en février 2024 entre l’ASER et AEE Power EPC porte sur environ 91,833 milliards de FCFA HT pour l’électrification de plusieurs centaines de localités. Le contrat en mentionnerait 928, tandis que d’autres documents évoqueraient un nombre plus important.
Le 11 juin 2024, trois virements totalisant près de 56 millions d’euros, soit environ 36,7 milliards de FCFA, auraient été effectués au profit d’AEE Power EPC au titre de l’avance de démarrage.
Le collectif affirme que ces mouvements financiers ont rapidement été suivis d’un contentieux entre AEE Power EPC et son partenaire local, AEE Power Sénégal, notamment autour de la répartition de l’avance et de l’exécution du marché.
Il rappelle également que l’ARCOP avait suspendu l’exécution du marché à titre conservatoire avant que cette décision ne soit annulée par la Cour suprême dans une décision rendue le 21 janvier 2026.
Le Groupe de suivi citoyen indique avoir auditionné plusieurs acteurs dans le cadre de son travail, dont le député Thierno Alassane Sall, le directeur général de l’ASER, Jean Michel Sène, et son équipe, ainsi que l’ancien directeur de l’agence, Baba Diallo.
Une demande d’audience adressée à l’ancien ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birame Soulèye Diop, serait, selon le groupe, restée sans suite. Le collectif affirme également ne pas avoir pu rencontrer le responsable de l’entreprise espagnole ni Seydou Kane, tandis que la direction de l’ARCOP n’aurait pas donné suite à sa demande d’audience.
À l’issue de ce travail, plusieurs interrogations sont soulevées, notamment sur la traçabilité des fonds, la concordance entre les décaissements et les travaux effectivement réalisés, ainsi que sur la localisation et l’état du matériel commandé.
Le groupe demande également des éclaircissements sur les garanties liées au marché, le sort du partenaire local et le respect des règles de la commande publique.
La justice appelée à faire toute la lumière
Le Groupe de suivi citoyen dit saluer l’ouverture d’une instruction judiciaire et souhaite que celle-ci permette de « Nous saluons l’ouverture d’une instruction judiciaire que nous encourageons à vider ce
dossier dans le strict respect de la loi, situer les responsabilités et appliquer les décisions de
justice dans le suivi de ce dossier qui ne peut rester impuni ».
D'après la société civile, l’enjeu n’est cependant pas seulement judiciaire. Il s’agit, selon elle, de « l’usage de fonds garantis par l’État, de la crédibilité de la commande publique et du droit des populations rurales à un service d’électrification effectif, et non à un projet financièrement bloqué ».
Face au blocage de l’exécution et des décaissements, le Groupe de suivi citoyen recommande au gouvernement de sécuriser le matériel disponible, les garanties restantes ainsi que les droits de l’État et des collectivités bénéficiaires, de trancher clairement dans les meilleurs délais le sort du marché soit par une reprise sous conditions strictes, une résiliation, ou une relance compétitive sur la base de l’audit et des décisions de justice, et non d’arrangements opaques.
Il préconise également de déterminer rapidement le sort du marché, soit à travers une reprise sous conditions strictes, une résiliation ou une nouvelle procédure compétitive, sur la base des résultats des audits et des décisions de justice.
Le collectif demande enfin la publication du plan de relance du projet, de son éventuel coût supplémentaire pour l’État ainsi que des mécanismes permettant un suivi citoyen et parlementaire de son exécution.
Au-delà du dossier ASER/AEE Power, les organisations signataires appellent les autorités à renforcer les organes de contrôle, à améliorer la publication des informations financières et à renforcer les mécanismes de lutte contre la corruption, notamment concernant les fonds garantis par l’État et les marchés stratégiques.
Le Groupe de suivi citoyen assure qu’il restera mobilisé jusqu’à ce que « la vérité des faits », les éventuels manquements et une relance crédible du programme d’électrification rurale soient établis.
Le groupe, constitué depuis janvier 2026, explique avoir engagé cette démarche au nom de la « veille citoyenne » et de la « redevabilité de l’action publique ». Il dit vouloir notamment documenter les faits, suivre l’utilisation des fonds publics et défendre le droit des populations rurales à l’accès à l’électricité.
Une avance de près de 37 milliards de FCFA au cœur des interrogations
Selon le Groupe de suivi citoyen, le marché conclu en février 2024 entre l’ASER et AEE Power EPC porte sur environ 91,833 milliards de FCFA HT pour l’électrification de plusieurs centaines de localités. Le contrat en mentionnerait 928, tandis que d’autres documents évoqueraient un nombre plus important.
Le 11 juin 2024, trois virements totalisant près de 56 millions d’euros, soit environ 36,7 milliards de FCFA, auraient été effectués au profit d’AEE Power EPC au titre de l’avance de démarrage.
Le collectif affirme que ces mouvements financiers ont rapidement été suivis d’un contentieux entre AEE Power EPC et son partenaire local, AEE Power Sénégal, notamment autour de la répartition de l’avance et de l’exécution du marché.
Il rappelle également que l’ARCOP avait suspendu l’exécution du marché à titre conservatoire avant que cette décision ne soit annulée par la Cour suprême dans une décision rendue le 21 janvier 2026.
Le Groupe de suivi citoyen indique avoir auditionné plusieurs acteurs dans le cadre de son travail, dont le député Thierno Alassane Sall, le directeur général de l’ASER, Jean Michel Sène, et son équipe, ainsi que l’ancien directeur de l’agence, Baba Diallo.
Une demande d’audience adressée à l’ancien ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birame Soulèye Diop, serait, selon le groupe, restée sans suite. Le collectif affirme également ne pas avoir pu rencontrer le responsable de l’entreprise espagnole ni Seydou Kane, tandis que la direction de l’ARCOP n’aurait pas donné suite à sa demande d’audience.
À l’issue de ce travail, plusieurs interrogations sont soulevées, notamment sur la traçabilité des fonds, la concordance entre les décaissements et les travaux effectivement réalisés, ainsi que sur la localisation et l’état du matériel commandé.
Le groupe demande également des éclaircissements sur les garanties liées au marché, le sort du partenaire local et le respect des règles de la commande publique.
La justice appelée à faire toute la lumière
Le Groupe de suivi citoyen dit saluer l’ouverture d’une instruction judiciaire et souhaite que celle-ci permette de « Nous saluons l’ouverture d’une instruction judiciaire que nous encourageons à vider ce
dossier dans le strict respect de la loi, situer les responsabilités et appliquer les décisions de
justice dans le suivi de ce dossier qui ne peut rester impuni ».
D'après la société civile, l’enjeu n’est cependant pas seulement judiciaire. Il s’agit, selon elle, de « l’usage de fonds garantis par l’État, de la crédibilité de la commande publique et du droit des populations rurales à un service d’électrification effectif, et non à un projet financièrement bloqué ».
Face au blocage de l’exécution et des décaissements, le Groupe de suivi citoyen recommande au gouvernement de sécuriser le matériel disponible, les garanties restantes ainsi que les droits de l’État et des collectivités bénéficiaires, de trancher clairement dans les meilleurs délais le sort du marché soit par une reprise sous conditions strictes, une résiliation, ou une relance compétitive sur la base de l’audit et des décisions de justice, et non d’arrangements opaques.
Il préconise également de déterminer rapidement le sort du marché, soit à travers une reprise sous conditions strictes, une résiliation ou une nouvelle procédure compétitive, sur la base des résultats des audits et des décisions de justice.
Le collectif demande enfin la publication du plan de relance du projet, de son éventuel coût supplémentaire pour l’État ainsi que des mécanismes permettant un suivi citoyen et parlementaire de son exécution.
Au-delà du dossier ASER/AEE Power, les organisations signataires appellent les autorités à renforcer les organes de contrôle, à améliorer la publication des informations financières et à renforcer les mécanismes de lutte contre la corruption, notamment concernant les fonds garantis par l’État et les marchés stratégiques.
Le Groupe de suivi citoyen assure qu’il restera mobilisé jusqu’à ce que « la vérité des faits », les éventuels manquements et une relance crédible du programme d’électrification rurale soient établis.
Autres articles
-
Ousmane Sonko lance un appel solennel aux Sénégalais : « Faisons de SM10 Agro notre projet à tous »
-
Projet SM10 Agro : quand Ousmane Sonko soufflait à Sadio Mané l'idée d'investir dans l'agro-industrie
-
Projet SM10 Agro : le ministre de l’Industrie salue un « pacte patriotique » et réaffirme l’engagement de l’État
-
Sadio Mané pose la première pierre de SM10 Agro : « Bambali m’a donné mes racines, je lui rends une partie »
-
Diamaguène : la police interpelle deux individus après un cambriolage et un viol présumé sur un mineur




Ousmane Sonko lance un appel solennel aux Sénégalais : « Faisons de SM10 Agro notre projet à tous »


