L'UE a beaucoup d'argent et beaucoup de projets en Érythrée. Refaire les routes, bâtir un bureau de statistiques, aider à la création d'emplois : en tout 115 millions d'euros depuis l'année dernière sont engagés.
Problème : sur les chantiers sont employés des conscrits du service militaire, sous ou pas payés, et maltraités. Les Érythréens fuyant le pays racontent que les habitants des villages par où passent les routes sont réquisitionnés. Aucun prisonnier politique n'a été libéré et la Constitution n'est toujours pas appliquée.
Il y a donc maintenant un certain embarras au sein des institutions internationales quand il s'agit de l'Érythrée. « On avance très lentement, on n'a rien à montrer », convient-on au sein de l'agence de l'ONU chargée de l'appui aux projets. « Continuer comme aujourd'hui n'est pas acceptable », admet même une responsable de la Commission, même si la diplomatie européenne, elle, demande « du temps » pour « faire passer des messages ».
Les députés européens ont donc multiplié les questions gênantes, lors de la table ronde de mardi. La Française Michèle Rivasi a souligné que « la situation n'est politiquement pas tenable ». Plusieurs pistes sont à l'étude : une mission parlementaire en Érythrée, au minimum. Et début avril, les partenaires internationaux doivent se retrouver à Nairobi pour décider des suites à donner à deux ans de « normalisation » sans grande conséquence.
Problème : sur les chantiers sont employés des conscrits du service militaire, sous ou pas payés, et maltraités. Les Érythréens fuyant le pays racontent que les habitants des villages par où passent les routes sont réquisitionnés. Aucun prisonnier politique n'a été libéré et la Constitution n'est toujours pas appliquée.
Il y a donc maintenant un certain embarras au sein des institutions internationales quand il s'agit de l'Érythrée. « On avance très lentement, on n'a rien à montrer », convient-on au sein de l'agence de l'ONU chargée de l'appui aux projets. « Continuer comme aujourd'hui n'est pas acceptable », admet même une responsable de la Commission, même si la diplomatie européenne, elle, demande « du temps » pour « faire passer des messages ».
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