Il aura fallu 26 éditions, 50 ans et beaucoup de force de persuasion pour que le Fespaco récompense le film d’animation. Pour les professionnels du secteur, il s’agit là d’une véritable consécration, alors que ce genre cinématographique est encore peu considéré sur le continent.
« Ça a été vraiment une lutte. Le cinéma d’animation est embryonnaire en Afrique. La plupart du temps les membres du Fespaco ne connaissent pas très bien ce qu’est l’animation. Et lorsque le film d’animation a été présenté, on tente de te juger en fonction de celui qui fait de la prise de vue réelle », explique Wilfried Paré, coordonnateur de l’Association burkinabè de cinéma d'animation (ABCA).
Un cinéma encore embryonnaire qui manque de moyens, de reconnaissance et de formation. « Lorsque j’avais environ 11 ans, j’ai su à la télé qu’on peut faire des films d’animation à travers les dessins en superposant plusieurs images. J’ai commencé à m’amuser avec mes cahiers. Puisqu’il n’y a pas une école actuellement au Mali qui forme les jeunes en film d’animation, j’ai suivi mes études en informatique », raconte Issouf Bah, réalisateur d’Un village apaisé, nominé pour l’Etalon d’or.
Pourtant le cinéma d’animation a su trouver son public en Afrique. En témoigne le succès d’Afrikatoon, un studio ivoirien. « On a fait pas mal de projets qui ont été appréciés par le public, notamment notre premier long métrage Pokou, princesse ashanti, affirme Abel Kouamé, son fondateur. Aujourd’hui, on a quatre séries en production et notre chaine sur YouTube par exemple, l’une des chaines les plus suivies en Afrique de l’Ouest ». Douze films sont en lice cette année pour l’Etalon d’or de l’animation.
« Ça a été vraiment une lutte. Le cinéma d’animation est embryonnaire en Afrique. La plupart du temps les membres du Fespaco ne connaissent pas très bien ce qu’est l’animation. Et lorsque le film d’animation a été présenté, on tente de te juger en fonction de celui qui fait de la prise de vue réelle », explique Wilfried Paré, coordonnateur de l’Association burkinabè de cinéma d'animation (ABCA).
Un cinéma encore embryonnaire qui manque de moyens, de reconnaissance et de formation. « Lorsque j’avais environ 11 ans, j’ai su à la télé qu’on peut faire des films d’animation à travers les dessins en superposant plusieurs images. J’ai commencé à m’amuser avec mes cahiers. Puisqu’il n’y a pas une école actuellement au Mali qui forme les jeunes en film d’animation, j’ai suivi mes études en informatique », raconte Issouf Bah, réalisateur d’Un village apaisé, nominé pour l’Etalon d’or.
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