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Fête du Travail contexte covid-19: les syndicalistes manifestent les symptômes d’un mal pandémique

​C’est à travers un communiqué que les organisations syndicales ont annoncé la non tenue demain 1er mai 2020 de la traditionnelle remise de cahier de doléances au Chef de l’Etat. Ce, contrairement aux années précédentes où les travailleurs défilaient avec fanfare dans les grandes artères de Dakar avant de s’inviter au Palais de la République. Joints par « Le Témoin », ces syndicalistes confinés chez eux ont manifesté des symptômes qui reviennent toujours comme une « épidémie » chronique.



Fête du Travail contexte covid-19: les syndicalistes manifestent les symptômes d’un mal pandémique
 La sempiternelle cérémonie protocolaire de la fête du travail s’est heurtée cette année aux conséquences sinistres du coronavirus. Cette pandémie en cours dont la propagation s’avère très propice aux rassemblements n’a finalement pas pu permettre aux travailleurs de se mobiliser en masse. Ce, pour demain 1er mai 2020 marquant la fête du travail pour exprimer leurs doléances et manifester leurs attentes d’ordre socio-professionnel.
Dans le même sillage, la fameuse rencontre entre le Chef de l’Etat et les représentants syndicaux n’aura pas lieu, au palais de la République. Une rencontre traditionnelle au cours de laquelle les leaders syndicaux devaient soumettre les doléances des travailleurs du pays. Une théâtralisation qui d’ailleurs relève de la mascarade si on se fonde sur les propos de Gora Khouma, secrétaire général des routiers du Sénégal.

Selon notre syndicaliste- camionneur, sur le plan revendicatif, la fête du travail n’a plus sa raison d’être encore moins la rencontre entre dirigeants syndicaux et le président de la République. «C’est devenu du non-sens, cette traditionnelle remise des cahiers de doléances a perdu toute sa pertinence. Nous ne faisons que répéter les mêmes doléances. De Senghor à Diouf en passant par Wade jusqu’à Macky Sall, tous ces présidents font les mêmes promesses à l’endroit des travailleurs. Et surtout de la classe ouvrière. C’est pourquoi, j’estime que sur le fond, les syndicalistes ne devraient pas avoir une pareille tradition car revendiquer c’est pour avoir des actifs. Et l’année dernière je l’ai fait savoir à mes camarades syndicaux. Donc aujourd’hui, il faut même dire que cette pandémie n’a rien bouleversé en ce qui concerne ce 1er mai qui marque la fête du travail » a constaté avec amertume et désolation M. Khouma, le secrétaire général du syndicat des camionneurs du Sénégal.

Poursuivant son récit de déceptions à propos des engagements non tenus à l’endroit des syndicalistes, il conseille au Chef de l’Etat de s’acquitter d’abord de ses précédentes promesses. «Avant de parler 2020- 2021, le président Macky Sall n’a qu’à d’abord tenir ses promesses de 2018 que nous avions déjà déposées. Mais c’est dommage qu’après chaque rencontre avec les différents leaders syndicaux, nos cahiers de doléances sont jetés à la poubelle pour ensuite attendre que l’on revienne avec les mêmes revendications de l’éternel 1er mai » a-t-il plaidé en faveur de ses camarades avant de souligner que le cas du marché frauduleux attribué à Diop Sy dans le transport de l’aide alimentaire au détriment des transporteurs professionnels est très édifiant sur le sujet.

Saourou Séne Sg du Cusems et son cahier à…charge
« Le protocole d’accord du 30 avril n’a pas été respecté par l’Etat». De l’avis du leader syndical, Saourou Sene, aujourd’hui en cette journée de fête du travail, l’autre question que l’on se pose au sein du corps enseignant, c’est la problématique à laquelle sont confrontés ses camarades évoluant dans le privé. A l’en croire, ces derniers qui sont dans une situation de précarité depuis la fermeture des écoles méritent une attention particulière de la part de l’Etat du Sénégal « Car ils n’ont plus de revenus ! Avec le Fond-Covid19, l’Etat devrait prendre en charge les enseignants du privé devenus des sans-salaires. Par ailleurs, des mesures sociales et pédagogiques doivent être prises pour soulager les établissements d’enseignement privés qui sont les entreprises les plus touchées par la pandémie du coronavirus sur le plan économique », a t- il déploré en guise de revendications tout en fustigeant l’absence d’un cahier de charge.

Feuilletant le manifeste enseignant aux revendications chroniques, le patron du cadre unitaire syndical des enseignants du moyen secondaire- (Cusems) tient à dénoncer que le protocole d’accord du 30 avril n’a pas été respecté par l’Etat. Aux yeux de cet enseignant, ce manque de sérieux et de considération préfigure une lutte acharnée contre le gouvernement du Sénégal pour l’obliger à faire respecter ses engagements avec les organisations syndicales de l’enseignement notamment le G7 qui constitue les syndicats les plus représentatifs.
«Beaucoup de nos préoccupations sont restées entières. Et parmi lesquelles figurent les passerelles professionnelles, les concours attendus cette année, le système de rémunérations dont le Chef de l’Etat avait commandité l’étude, la question du corps des administrateurs scolaires ainsi que celle des sortants du Cenef de Thiès dont l’intégration dans la fonction publique pose encore problème » a cité Saurou Sene au sujet des chapelets de doléances syndicales déjà posées sur la table du président Macky Sall. Néanmoins, il reconnait que que la plus grande préoccupation du moment reste et demeure la lutte contre la pandémie du covid19. 

Le Témoin

AYOBA FAYE

Jeudi 30 Avril 2020 - 12:39


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