Le commandant n'a pas respecté son obligation de réserve en critiquant publiquement le rapprochement police-gendarmerie au sein du ministère de l'Intérieur. Lire la suite l'article
Un chef d'escadron de gendarmerie a été radié des cadres par "mesure disciplinaire", une mesure rarissime. La raison: il a critiqué le rapprochement police-gendarmerie au sein du ministère de l'Intérieur.
Cette mesure, la plus lourde en la matière, prise par un décret du président de la République, a été "signifiée ce jeudi" à l'intéressé, Jean-Hugues Matelly, 44 ans, a précisé son avocat, Me David Dassa-Le Deist.
Le chef d'escadron (commandant) Matelly s'était exprimé publiquement en tant que chercheur du CNRS, fin 2008, en critiquant le rapprochement police-gendarmerie au sein du ministère de l'Intérieur, effectif depuis le 1er janvier 2009, notamment dans un article de presse, cosigné avec un autre chercheur du CNRS n'étant pas gendarme, Cristian Mouhana.
Jean-Hugues Matelly avait réitéré ces critiques contenues dans cette étude, "La gendarmerie enterrée dans l'indifférence générale", sur une radio nationale.
"Il n'y a pas de précédent pour un manquement à l'obligation de réserve"
Cette mesure est rarissime et le décret, daté du 12 mars, ne sera pas publié au Journal officiel, a ajouté l'avocat qui envisage un référé devant une juridiction administrative pour la contester.
"Il n'y a pas de précédent pour un manquement à l'obligation de réserve" qui était reprochée à M. Matelly, "y compris pour des gendarmes ayant fait l'objet de mesures pénales comme dans l'affaire des paillotes (brûlées en Corse en 1999)", a-t-il ajouté.
Cristian Mouhana s'est déclaré "scandalisé" par cette mesure "jamais utilisée dans un tel cadre", qui "reflète le malaise de la gendarmerie que la hiérarchie ne veut pas entendre". "Le rapprochement police/gendarmerie, cela signifie la fin de la police de proximité telle que les gendarmes la pratiquaient", a-t-il ajouté, "ce qui était dit dans notre étude".
LEXPRESS.fr
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