Comme un seul homme, ces populations se sont levées pour défendre leur environnement. Certains sont installées dans cette zone forestière de Bambouchine depuis plus de 30 ans. Jeudi, des personnes arrivées à bord de véhicule tout terrain ont numéroté plusieurs maisons à démolir, semble-t-il, dans le cadre de l’implantation d’une future décharge publique.
« Qu’est-ce qui se passe ? On ne nous le dit pas, on ne connaît pas, on ne comprend rien. Mais nous savons quand même que la Constitution gabonaise reconnaît le droit de propriété et que ce droit est inviolable et sacré », prévient Télesphore Edou, le porte-parole des villageois.
« Aujourd’hui, je suis découragé »
Bambouchine est une petite bourgade où il n’y a ni eau courante ni électricité. Ses habitants attendent plutôt d’autres engagements de l’État.
« On ne veut pas nous donner l’eau courante, on ne veut pas nous donner l’eau, mais c’est la poubelle qu’on veut nous donner. Je dis non, non à la poubelle nous le disons bien haut et fort. Non à la poubelle. Aujourd’hui, je suis découragé, vraiment », témoignent en cœur plusieurs habitants.
Selon plusieurs autorités contactées par RFI, le site avait été choisi pour accueillir la future décharge, mais le projet aurait été abandonné à cause de sa proximité avec l’océan et un parc naturel.
« Qu’est-ce qui se passe ? On ne nous le dit pas, on ne connaît pas, on ne comprend rien. Mais nous savons quand même que la Constitution gabonaise reconnaît le droit de propriété et que ce droit est inviolable et sacré », prévient Télesphore Edou, le porte-parole des villageois.
« Aujourd’hui, je suis découragé »
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