Le procès en appel d'Eugène Rwamucyo s'est ouvert ce mardi 9 juin à Paris. Cet ancien médecin rwandais, âgé aujourd'hui de 67 ans, avait été condamné en octobre 2024 à 27 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de Paris, notamment pour complicité de génocide et complicité de crimes contre l'humanité, lors du génocide des Tutsis en 1994. Il a notamment joué un rôle dans l'ensevelissement de dizaine de milliers de corps dans des fosses communes à Butare. Mais l'étendue de son implication dans la planification et l'exécution du génocide avait fait débat en première instance.
Cette première journée d'audience, mardi 9 juin, a permis de poser les bases d'un procès qui doit s'étirer sur six semaines : installation des jurés, questions de lexique, présentation du dispositif permettant d'entendre les témoins cités depuis le Rwanda, ainsi qu'un rappel du contexte historique et des conclusions du premier procès.
En première instance, Eugène Rwamucyo avait été innocenté des charges de génocide et de crime contre l'humanité, mais reconnu coupable de complicité de génocide et de crime contre l'humanité, ainsi que de participation à une entente en vue de la préparation d'un génocide et de crimes contre l'humanité. La cour n'avait en effet pas pu établir avec certitude si l'accusé avait donné l'ordre que des survivants soient achevés ou enterrés vivants, a notamment rappelé le président de la cour d'appel.
« On a essayé de me faire passer pour un monstre que je ne suis pas »
Ce 9 juin, Eugène Rwamucyo s'est exprimé quelques minutes pour clamer de nouveau son innocence. « Pendant 15 ans, on a essayé de me faire passer pour un extrémiste, un monstre que je ne suis pas », s'est-il défendu. « Je partage l'immense douleur des rescapés du génocide », a-t-il ajouté.
Pour son avocat, Me Jean Christophe de Block, Eugène Rwamucyo « est un médecin qui a toujours compati avec toutes les personnes qu'il a soignées. Évidemment, il ne remet pas en cause le génocide des Tutsis. On voit une certaine sincérité dans la douleur qu'il ressent vis-à-vis des victimes. »
Verdict attendu mi-juillet
De leur côté, les avocats des centaines de parties civiles disent espérer que la parole des victimes sera, elle aussi, entendue par la cour. « Un vœu pieux serait que M. Rwamucyo adopte une posture et une défense en accord avec ses belles paroles. On ne voudrait pas qu'il vienne faire une sorte de banalisation de ce qu'il s'est passé en 1994 au Rwanda », ont déclaré Me Hector Bernardini et Jean Simon, avocats de l'association Survie et de dizaines de victimes
En première instance, la présence d'Eugène Rwamucyo lors de l'enfouissement de milliers de cadavres avait été évoquée. Lui assure qu'il s'agissait de limiter le risque d'épidémie et dit n'avoir jamais vu un survivant être exécuté ou enterré vivant dans une fosse commune. Le verdict est attendu à la mi-juillet.
Cette première journée d'audience, mardi 9 juin, a permis de poser les bases d'un procès qui doit s'étirer sur six semaines : installation des jurés, questions de lexique, présentation du dispositif permettant d'entendre les témoins cités depuis le Rwanda, ainsi qu'un rappel du contexte historique et des conclusions du premier procès.
En première instance, Eugène Rwamucyo avait été innocenté des charges de génocide et de crime contre l'humanité, mais reconnu coupable de complicité de génocide et de crime contre l'humanité, ainsi que de participation à une entente en vue de la préparation d'un génocide et de crimes contre l'humanité. La cour n'avait en effet pas pu établir avec certitude si l'accusé avait donné l'ordre que des survivants soient achevés ou enterrés vivants, a notamment rappelé le président de la cour d'appel.
« On a essayé de me faire passer pour un monstre que je ne suis pas »
Ce 9 juin, Eugène Rwamucyo s'est exprimé quelques minutes pour clamer de nouveau son innocence. « Pendant 15 ans, on a essayé de me faire passer pour un extrémiste, un monstre que je ne suis pas », s'est-il défendu. « Je partage l'immense douleur des rescapés du génocide », a-t-il ajouté.
Pour son avocat, Me Jean Christophe de Block, Eugène Rwamucyo « est un médecin qui a toujours compati avec toutes les personnes qu'il a soignées. Évidemment, il ne remet pas en cause le génocide des Tutsis. On voit une certaine sincérité dans la douleur qu'il ressent vis-à-vis des victimes. »
Verdict attendu mi-juillet
De leur côté, les avocats des centaines de parties civiles disent espérer que la parole des victimes sera, elle aussi, entendue par la cour. « Un vœu pieux serait que M. Rwamucyo adopte une posture et une défense en accord avec ses belles paroles. On ne voudrait pas qu'il vienne faire une sorte de banalisation de ce qu'il s'est passé en 1994 au Rwanda », ont déclaré Me Hector Bernardini et Jean Simon, avocats de l'association Survie et de dizaines de victimes
En première instance, la présence d'Eugène Rwamucyo lors de l'enfouissement de milliers de cadavres avait été évoquée. Lui assure qu'il s'agissait de limiter le risque d'épidémie et dit n'avoir jamais vu un survivant être exécuté ou enterré vivant dans une fosse commune. Le verdict est attendu à la mi-juillet.
Autres articles
-
Plus de 1000 migrants ont été secourus au large des côtes mauritaniennes en dix jours
-
Johannesburg : 12 personnes tuées par balles par des hommes armés, annonce la police
-
RDC: Adoption de la proposition de loi sur le référendum, clé pour un changement de Constitution
-
En Mauritanie, le président El Ghazouani rencontre l'opposition
-
Xénophobie en Afrique du Sud: les actions anti-migrants se poursuivent malgré les annonces du président




Plus de 1000 migrants ont été secourus au large des côtes mauritaniennes en dix jours


