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Grand oral : Macky Sall prône « l’impartialité et le contact permanent » pour restaurer la confiance à l’ONU



Invité à se prêter au jeu du Grand Oral des candidats au poste de Secrétaire général des Nations Unies, l'ancien président de la République du Sénégal, Macky Sall, a exposé sa doctrine géopolitique. Au cœur de son propos, la nécessité pour le futur chef de l'organisation de s'imposer en « bâtisseur constant de ponts », armé d'une impartialité absolue et d'un engagement indéfectible en faveur d'un dialogue permanent avec toutes les parties belligérantes, y compris au sein du Conseil de sécurité.
 
À la question de savoir quelle cause il serait prêt à défendre sans le soutien du Conseil de sécurité ou des grandes puissances, il a souligné que « le Secrétaire général a des prérogatives qui sont clairement définies par la Charte. Et parmi ces priorités figure le rôle de facilitateur, mais aussi de lancer une alerte précoce pour travailler plus souvent sur la diplomatie préventive et la diplomatie silencieuse ». Mais, a-t-il ajouté, « il devrait également être en mesure, avec toute l'autorité requise, de parler aux parties belligérantes, en particulier lorsqu'il s'agit de membres permanents du Conseil de sécurité ».
 
Macky Sall a reconnu qu'il s'agit du « travail le plus difficile », avant de poursuivre : « mais je pense que l'impartialité du Secrétaire général, sa responsabilité de diriger l'organisation avec la confiance des États membres, devraient le conduire à être un bâtisseur constant de ponts entre les pays et à créer de la confiance ». Une confiance qui, selon lui, permet d'assumer notre « rôle historique », parce que, dit-il, « les dirigeants de nos pays ne doivent pas détruire l'organisation. Bien au contraire, l'ambition est que l'ONU continue de jouer le rôle qu'elle a toujours joué, et qui a été très important depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Cette génération de dirigeants devrait travailler main dans la main et en toute confiance pour que le monde devienne meilleur et que la paix soit aussi certaine que possible ».
 
Interpellé de manière très directe sur la méthode concrète permettant de bâtir et restaurer cette confiance entre les États, Macky Sall est d’abord revenu sur son parcours d’homme d'État : « J'ai été président du Sénégal pendant 12 ans. J'ai dirigé l'Union africaine. Je me souviens qu'après le début de la guerre en Ukraine, j'ai été amené à rencontrer le président Poutine. Tout le monde n'était pas d'accord avec cela parce que c'était une période de très forte tension ».
 
Il a, par ailleurs, indiqué que « c'est précisément parce que je représentais un continent de 1,5 milliard d'habitants qui subissait les conséquences du blocus du port d'Odessa et du manque de facilitation du commerce des engrais pour les pays africains que, malgré cette tension, nous devions aller à Sotchi et aussi à Kiev. Il doit donc y avoir un contact permanent, quelles que soient les tensions, et c'est ce rôle d'impartialité que le Secrétaire général doit jouer pour reconstruire la confiance entre les membres ».


Jeudi 23 Juillet 2026 - 23:55


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