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Macky Sall : « si l'ONU était un instrument, je crois que je suis capable de jouer une musique magnifique au nom des États membres »



Dans la suite de son intervention lors du Grand Oral des candidats au poste de Secrétaire général des Nations Unies, l'ancien président sénégalais, Macky Sall, a décliné sa vision pour une modernisation en profondeur de l'institution multilatérale. Axant son discours sur l'efficacité opérationnelle et la transformation digitale, l'ancien chef d'État entend réorganiser les méthodes de travail pour redonner confiance à l'organisation.
 
À la question de savoir quel héritage il souhaiterait laisser au terme de son mandat, il a affiché des ambitions claires quant à l'intégration des nouvelles technologies et à la réforme structurelle. « À la fin de mon mandat, si les États m'en confient la charge, je voudrais laisser une ONU qui croit en elle-même, qui est efficace, une ONU qui aura réussi sa transformation numérique et tiré le meilleur parti des bénéfices de l'IA ». » mais surtout », poursuit-il « une Organisation des Nations Unies réformée au niveau du Secrétariat et des États membres, parce qu'en réalité, sans les États membres, quelle que soit la volonté du Secrétaire général, les réformes seront timides», a-t-il déclaré, insistant dans la foulée sur la nécessité absolue d'impliquer directement les nations pour réussir cette refonte.
 
Abordant le fonctionnement interne de l'institution, Macky Sall est ensuite revenu sur la prolifération des processus administratifs et le besoin urgent de rationalisation. « Lorsqu'il s'agit des États membres, nous devons nous interroger sur nos méthodes de travail. Aujourd'hui, nous avons environ 40 000 mandats qui ont été activés à différents endroits de l'organisation, plus de 27 000 réunions annuelles. L'impact doit donc être prouvé, et cette réforme des méthodes de travail nous permettra d'atteindre l'efficacité, l'efficience, et aussi d'accroître l'harmonie entre les différentes parties de l'organisation», a soutenu, le candidat au secrétariat général de l’ONU.
 
Pour illustrer sa capacité à unifier les différentes composantes diplomatiques et administratives de l'organisation, l'ancien dirigeant s'est fendu d'une métaphore musicale. « Pour finir là-dessus, je voudrais faire une analogie avec un orgue, un instrument de musique très important et volumineux qui utilise des tuyaux. Chaque tuyau produit un type de son différent. Vous pouvez avoir une note très cristalline, mais vous avez besoin d'un organiste, de quelqu'un qui sait jouer de l'instrument en harmonie. Nos organisations et leurs différentes composantes ont besoin d'un organiste pour parvenir à l'harmonie. Et si l'ONU était un instrument, je crois que je suis capable de jouer une musique magnifique au nom des États membres. »


Vendredi 24 Juillet 2026 - 00:31


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