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Grèce : l'Europe doit offrir l'espoir

Un haut responsable de la Commission européenne avertit que le projet européen sera rejeté s’il ne parvient pas à fournir la croissance et l'emploi. Le Commissaire aux affaires financières, Pierre Moscovici, a déclaré à la BBC que l'Europe doit offrir l'espoir aussi bien que de la douleur et l'austérité si elle veut prospérer.



L'UE et la Grèce
L'UE et la Grèce

Il a décrit l'actuelle Commission - qui a pris ses fonctions l'an dernier - comme la commission de la dernière chance. M. Moscovici a promis de faire tout son possible pour maintenir la Grèce dans la zone euro, mais estime que les ministres européens des Finances ne sont pas en favorables au rééchelonnement de la dette grecque.

Cette mise en garde intervient alors que le gouvernement grec s'est montré prêt vendredi, pour en finir avec la troïka, à renoncer à sept milliards d'euros attendus de l'UE fin février, alors que les caisses de l'Etat sont déjà fragilisées. Ce qui ramène les craintes d'une sortie de la Grèce de la zone euro.

Le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis a réitéré en effet officiellement devant le patron de la zone euro Jeroen Dijsselbloem des propos tenus par le premier ministre Alexis Tsipras et par lui-même depuis quelques jours. Athènes veut bien avoir "la plus grande coopération avec les institutions", comme l'UE, la BCE ou le FMI, mais n'a plus "l'intention de collaborer" avec ce qu'il a appelé "une délégation tripartite, anti-européenne, construite sur une base branlante", la troïka.

Depuis 2010, ces experts, issus des trois grandes institutions, se rendent régulièrement à Athènes pour dicter au gouvernement les réformes qu'il doit entreprendre, en échange des 240 milliards d'euros qui lui ont été en grande partie versés pour sauver le pays de la faillite. Cette présence régulière, sous haute surveillance policière, était devenue assez intolérable aux Grecs. Ils y voyaient une infantilisation de leur pays. Au point que les deux dernières réunions, sous l'ancien gouvernement, se sont déroulées à Paris.

Ces experts devaient décider fin février si la Grèce avait fait suffisamment de réformes pour mériter les sept derniers milliards du plan d'aide de l'UE.


BBC Afrique

Samedi 31 Janvier 2015 - 12:27