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Guerre de Syrie : le sort d’Idlib et de millions de civils en discussion en Iran et aux Etats-Unis

Russie, Iran et Turquie, d’un côté, Etats-Unis et Conseil de sécurité de l’ONU, de l’autre, négocient le sort de la dernière enclave rebelle assiégée.



Le sort d’Idlib est débattu, vendredi 7 septembre, lors de deux réunions distinctes organisées par des puissances étrangères. Les présidents iranien, russe et turc se retrouvent à Téhéran, en Iran, pour évoquer la situation dans l’ultime bastion rebelle syrien, quelques heures avant une autre réunion sur le même sujet, convoquée elle par les Etats-Unis au Conseil de sécurité de l’ONU.

Moscou, Téhéran et Ankara ont acquis un rôle incontournable dans le conflit, à travers leur appui militaire crucial aux belligérants et le lancement du processus d’Astana, qui a éclipsé les négociations sous l’égide de l’ONU pour tenter de mettre un terme au conflit, qui a fait plus de 350 000 morts depuis 2011.

Lors de cette première réunion dans la capitale irannienne, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a appelé à mettre en place un cessez-le-feu pour éviter un « bain de sang ». Une offensive sur Idlib « résulterait en une catastrophe, un massacre et un drame humanitaire », a-t-il prévenu.

« Combattre le terrorisme à Idlib est une partie inévitable de la mission consistant à ramener la paix et la stabilité en Syrie, mais ce combat ne doit pas faire souffrir les civils ou entraîner une politique de la terre brûlée », a déclaré son homologue iranien, Hassan Rohani.

«Mesures concrètes»

Le président russe, Vladimir Poutine, a, pour sa part, estimé que le gouvernement syrien « a le droit de prendre sous son contrôle la totalité de son territoire national, et doit le faire ». M. Poutine a accusé les « éléments terroristes » à Idlib de « continuer les provocations, les raids à l’aide de drones, les bombardements » :

« Nous ne pouvons pas l’ignorer (…). Nous devons régler ensemble ce problème. »
Par ailleurs, le président russe a déclaré avoir discuté avec ses homologues iranien et turc « de mesures concrètes pour une stabilisation par étapes dans la zone de désescalade d’Idlib, qui prévoient notamment la possibilité pour ceux qui sont prêts au dialogue de passer un accord ».

Ces derniers jours, Damas, Moscou et Ankara ont été le théâtre d’un intense ballet diplomatique. Avant la réunion, Téhéran et Moscou ont réaffirmé leur soutien au régime de Damas. « Nous avons tué, nous tuons et nous tuerons les terroristes. (…) Et peu importe qu’ils se trouvent à Alep, à Idlib ou en d’autres points de la Syrie », avait déclaré, jeudi, Maria Zakharova, porte-parole de la diplomatie russe.

lemonde.fr

Vendredi 7 Septembre 2018 - 16:04



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