En Guinée, l'opposant Aliou Bah est condamné à deux ans de prison ferme. Le président du parti politique MoDeL était ce 7 janvier 2025 au tribunal de première instance de Kaloum, à Conakry, où il était poursuivi pour « offense et diffamation » à l'encontre du président de la transition, Mamadi Doumbouya.
« Je suis un prisonnier de Mamadi Doumbouya ! » a crié Aliou Bah au sortir du tribunal, le poing levé en scandant « Victoire ! », avant de disparaître à l'arrière du fourgon pénitentiaire ! Son parti, le MoDeL, qui dénonce une « instrumentalisation flagrante de la justice à des fins politiques », est rejoint par l'Organisation guinéenne des droits humains, inquiète d'« un précédent dangereux pour la liberté d'opinion ».
Ses avocats dénoncent un jugement politique. Maître Halimatou Camara traduit la condamnation d'Aliou Bah comme « une forme de misère morale qui s'est emparée des magistrats guinéens » et elle dénonce « une cabale judiciaire » contre son client. La défense parle également d'une justice instrumentalisée par les autorités et qualifie de « kidnapping judiciaire » les conditions dans lesquelles Aliou Bah a été interpellé.
Les Forces Vives décrivent « un régime allergique à la vérité », tandis que l'opposant Cellou Dalein Diallo y voit « une farce judiciaire ». Au niveau régional, Amnesty International déplore une décision « contraire aux principes du droit international sur la liberté d’expression. »
Le président du MoDeL avait été arrêté le 26 décembre à la frontière avec la Sierra Leone alors que, selon ses avocats, il était invité par l'ambassade de Grande-Bretagne à Freetown. Il avait ensuite été renvoyé à Conakry, puis détenu à la Direction centrale des investigations judiciaires de la Gendarmerie, et ce en dehors de toute procédure, d'après sa défense, qui annonce d'ores et déjà que l'opposant va faire appel.
Aliou Bah est un jeune politicien d'une quarantaine d'années, fondateur du Mouvement démocratique libéral. Il s'est fait connaître lors du sommet Afrique-France de Montpellier en 2021 durant lequel il avait interpellé le président Emmanuel Macron sur les ingérences politiques françaises en Afrique.
Depuis l'arrivée du général Mamadi Doumbouya au pouvoir, Aliou Bah est l'un des rares chefs de parti toujours présents en Guinée et critiques de la conduite de la transition par la junte du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD).
« Je suis un prisonnier de Mamadi Doumbouya ! » a crié Aliou Bah au sortir du tribunal, le poing levé en scandant « Victoire ! », avant de disparaître à l'arrière du fourgon pénitentiaire ! Son parti, le MoDeL, qui dénonce une « instrumentalisation flagrante de la justice à des fins politiques », est rejoint par l'Organisation guinéenne des droits humains, inquiète d'« un précédent dangereux pour la liberté d'opinion ».
Ses avocats dénoncent un jugement politique. Maître Halimatou Camara traduit la condamnation d'Aliou Bah comme « une forme de misère morale qui s'est emparée des magistrats guinéens » et elle dénonce « une cabale judiciaire » contre son client. La défense parle également d'une justice instrumentalisée par les autorités et qualifie de « kidnapping judiciaire » les conditions dans lesquelles Aliou Bah a été interpellé.
Les Forces Vives décrivent « un régime allergique à la vérité », tandis que l'opposant Cellou Dalein Diallo y voit « une farce judiciaire ». Au niveau régional, Amnesty International déplore une décision « contraire aux principes du droit international sur la liberté d’expression. »
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