C’est l’une des plus grandes tragédies de l’histoire du football. Le 27 avril 1993, l’équipe de Zambie se rend à Dakar pour y affronter celle du Sénégal, en éliminatoires de la Coupe du monde 1994. Le petit avion de la Zambian Air Force qui transporte 25 passagers et 5 membres d’équipage a déjà fait des haltes à Brazzaville et à Libreville. Alors que l’appareil vient de quitter la capitale gabonaise pour une nouvelle escale technique à Abidjan, c’est le drame. Le DHC-5 Buffalo s’abîme dans l’Atlantique quelques minutes après le décollage.
Une enquête gabonaise assure plus tard que des problèmes mécaniques ont été détectés dès le premier arrêt, au Congo. Le moteur gauche aurait ensuite pris feu puis se serait interrompu, au large des côtes gabonaises. Dans la panique, le pilote, fatigué par un précédent trajet à Maurice (en éliminatoires de la CAN 1994) et induit en erreur par un signal lumineux, aurait coupé le moteur droit au lieu du gauche, favorisant ainsi le crash.
Durant de nombreuses années, les familles des victimes ont réclamé que les détails du rapport d’enquête soient rendus publics. Comment a-t-on pu autoriser un tel trajet ?
Une génération talentueuse décimée
En Zambie, en Afrique, et dans le monde du football plus généralement, c’est alors la stupeur qui prédomine. La sélection zambienne n’a jamais disputé de phase finale de Mondial. Mais la génération de joueurs présents à bord du DHC-5 Buffalo était pétrie de talents, même si son attaquant-vedette, Kalusha Bwalya, n'y était pas, retenu par son club, le PSV Eindhoven (Pays-Bas).
Huit des dix-huit victimes ont décroché la 3e place à la CAN 1990 et onze ont disputé les quarts de finale de l’édition 1992. Enfin, six d’entre eux avaient humilié l’Italie (4-0) lors des Jeux olympiques 1988.
C’est donc peu de dire que ces « Chipopolo » faisaient partis des favoris pour la CAN 1994. Malgré la catastrophe, une sélection construite à la hâte atteindra d'ailleurs la finale du tournoi en Tunisie quelques semaines plus tard, battue 2-1 par le Nigeria.
Des « esprits bienveillants » à la CAN 2012
Dix-neuf après le crash, l’équipe de Zambie triomphe lors de la CAN 2012 co-organisée par le Gabon, en s’imposant face à la Côte d’Ivoire aux tirs au but. Quelques jours avant ce match, une cérémonie est organisée sur la plage de Libreville. L'équipe dirigée par le Français Hervé Renard rend hommage aux défunts. Les « esprits bienveillants » leur porteront ensuite chance, à quelques kilomètres du site où le DHC-5 Buffalo a fini son vol.
Une enquête gabonaise assure plus tard que des problèmes mécaniques ont été détectés dès le premier arrêt, au Congo. Le moteur gauche aurait ensuite pris feu puis se serait interrompu, au large des côtes gabonaises. Dans la panique, le pilote, fatigué par un précédent trajet à Maurice (en éliminatoires de la CAN 1994) et induit en erreur par un signal lumineux, aurait coupé le moteur droit au lieu du gauche, favorisant ainsi le crash.
Durant de nombreuses années, les familles des victimes ont réclamé que les détails du rapport d’enquête soient rendus publics. Comment a-t-on pu autoriser un tel trajet ?
Une génération talentueuse décimée
En Zambie, en Afrique, et dans le monde du football plus généralement, c’est alors la stupeur qui prédomine. La sélection zambienne n’a jamais disputé de phase finale de Mondial. Mais la génération de joueurs présents à bord du DHC-5 Buffalo était pétrie de talents, même si son attaquant-vedette, Kalusha Bwalya, n'y était pas, retenu par son club, le PSV Eindhoven (Pays-Bas).
Huit des dix-huit victimes ont décroché la 3e place à la CAN 1990 et onze ont disputé les quarts de finale de l’édition 1992. Enfin, six d’entre eux avaient humilié l’Italie (4-0) lors des Jeux olympiques 1988.
C’est donc peu de dire que ces « Chipopolo » faisaient partis des favoris pour la CAN 1994. Malgré la catastrophe, une sélection construite à la hâte atteindra d'ailleurs la finale du tournoi en Tunisie quelques semaines plus tard, battue 2-1 par le Nigeria.
Des « esprits bienveillants » à la CAN 2012
Dix-neuf après le crash, l’équipe de Zambie triomphe lors de la CAN 2012 co-organisée par le Gabon, en s’imposant face à la Côte d’Ivoire aux tirs au but. Quelques jours avant ce match, une cérémonie est organisée sur la plage de Libreville. L'équipe dirigée par le Français Hervé Renard rend hommage aux défunts. Les « esprits bienveillants » leur porteront ensuite chance, à quelques kilomètres du site où le DHC-5 Buffalo a fini son vol.
L'hommage de leur coéquipier Kalusha Bwalya
Kalusha Bwalya, qui a occupé le poste de président de la Fédération zambienne après avoir été sélectionneur des « Chipopolo », a publié ce message, ce 27 avril 2018 : « Aujourd’hui, j’ai décidé d’aller rendre hommage à mes coéquipiers. Il ne se passe pas une journée sans que je ne pense à ma famille que j’ai perdue au large du Gabon, en 1993. Vingt-cinq ans plus tard, j’ai toujours le cœur brisé. Une équipe qui aurait pu aller si loin. » RFIToday I decided 2 go give homage 2 my fallen team mates a day earlier.A day does not go by that I don’t think about my family that I lost off the coast of Gabon in 1993. 25 years later my heart is still broken. A team that could have gone so far. #KK11 #chipolopolo #Zambia #gabon pic.twitter.com/IoJqvZO5aq
— Kalusha Bwalya (@KalushaPBwalya) 26 avril 2018
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