"Il est entré dans la cabine de verre à 8 h 55. Sans préavis. Simplement, il est entré et il s'est assis. Grand, sec ; complet sombre, chemise blanche méticuleusement repassée, cravate. Deux policiers immobiles à ses côtés. C'est tout"*. Le 11 avril 1961, le journaliste israélien Haïm Gouri assiste à l'ouverture du procès d'Adolf Eichmann dans le tribunal de district de Jérusalem. Comme le monde entier, il a les yeux rivés sur ce criminel nazi jugé pour sa participation à la Solution finale qui envoya à la mort six millions de juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Pour la première fois, cet homme 55 ans, ancien colonel SS, apparaît dans la salle d'audience derrière cette "cage de verre", construite pour le défendre contre tout éventuel attentat.
Un an auparavant, le 13 mai 1960, Adolf Eichmann avait été enlevé en Argentine par des agents du Mossad, le service de renseignement israélien, au terme d'une longue traque. Pendant une quinzaine d'années, pourtant activement recherché, ce fonctionnaire nazi avait échappé à la justice, bénéficiant de complicités et se faisant passer pour un certain Ricardo Klement. Grâce à l'obstination du procureur allemand Fritz Bauer, il avait finalement été repéré à Buenos Aires, séquestré, puis transporté jusqu'en Israël.
Un an auparavant, le 13 mai 1960, Adolf Eichmann avait été enlevé en Argentine par des agents du Mossad, le service de renseignement israélien, au terme d'une longue traque. Pendant une quinzaine d'années, pourtant activement recherché, ce fonctionnaire nazi avait échappé à la justice, bénéficiant de complicités et se faisant passer pour un certain Ricardo Klement. Grâce à l'obstination du procureur allemand Fritz Bauer, il avait finalement été repéré à Buenos Aires, séquestré, puis transporté jusqu'en Israël.
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