L’incident protocolaire survenu ce 12 avril au festival Pencum Niany de Koumpentoum, opposant le Préfet à deux députés de PASTEF, a déclenché une vive polémique. Au-delà de l’altercation, le maire de Dakar-Plateau, Alioune Ndoye, appelle à une lecture sereine du décret de 1999 tout en plaidant pour une modernisation du statut des élus.
«Cet incident rappelle avec acuité la nécessité de revisiter, avec sang‑froid et rigueur, les règles du protocole républicain. Au‑delà du fait divers, c’est le rapport entre les pouvoirs publics, la symbolique de l’État et les exigences de la courtoisie républicaine qui se trouvent interrogés», a écrit le maire, sur Facebook.
Dans sa contribution, Alioune Ndoye rappelle que la République ne repose pas sur des « intuitions politiques », mais sur des normes précises. Il exhorte donc les acteurs à relire le décret n°99-252 du 19 mars 1999, qui régit l’ordre de préséance au Sénégal.
Selon ce texte, dans l’enceinte d’un département, le Préfet incarne l'autorité de l'État et occupe la première place. « Se lever n'est pas une soumission individuelle », précise l'édile de Plateau, mais un geste envers l'institution. Cependant, Alioune Ndoye apporte une nuance : si la règle doit être respectée, elle ne doit pas devenir un instrument de domination. Il déplore l'usage de l'invective ou de la menace pour imposer ce qui devrait être un «langage discret de l’harmonie».
Vers une réforme du protocole ?
Le maire de Dakar-Plateau trouve «nécessaire» la réforme du texte. Vingt-sept ans après la signature du décret de 1999, Alioune Ndoye estime que la décentralisation a changé la donne. Il propose de revaloriser le rôle du maire lors des cérémonies sur son propre territoire communal et de clarifier les instructions pour éviter que les élus ne se sentent «relégués sur leur propre terre».
«Cet incident rappelle avec acuité la nécessité de revisiter, avec sang‑froid et rigueur, les règles du protocole républicain. Au‑delà du fait divers, c’est le rapport entre les pouvoirs publics, la symbolique de l’État et les exigences de la courtoisie républicaine qui se trouvent interrogés», a écrit le maire, sur Facebook.
Dans sa contribution, Alioune Ndoye rappelle que la République ne repose pas sur des « intuitions politiques », mais sur des normes précises. Il exhorte donc les acteurs à relire le décret n°99-252 du 19 mars 1999, qui régit l’ordre de préséance au Sénégal.
Selon ce texte, dans l’enceinte d’un département, le Préfet incarne l'autorité de l'État et occupe la première place. « Se lever n'est pas une soumission individuelle », précise l'édile de Plateau, mais un geste envers l'institution. Cependant, Alioune Ndoye apporte une nuance : si la règle doit être respectée, elle ne doit pas devenir un instrument de domination. Il déplore l'usage de l'invective ou de la menace pour imposer ce qui devrait être un «langage discret de l’harmonie».
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