L'Afrique se trouve à un tournant critique face à la révolution technologique, alors qu’un récent un rapport scientifique des Nations Unies met en garde contre un risque de dépendance accrue.
Avec seulement « moins de 1 % des centres de données mondiaux » situés sur le continent et une pénétration d'Internet limitée à 38 % en 2024, le rapport souligne que « l'Afrique court le risque de devenir une colonie de l'IA » si elle reste une simple consommatrice d'infrastructures étrangères.
Sur le plan de l'inclusion, le fossé numérique se creuse dangereusement en raison d'un manque criant de représentativité dans les modèles actuels.
Le Panel relève que la grande majorité des « plus de 7 000 langues existantes dans le monde » sont délaissées, laissant une large partie de la population africaine « sous-desservie » et exclue des bénéfices de l'intelligence artificielle.
Ce déséquilibre est accentué par une concentration extrême des ressources, puisque « 75 % de la puissance de calcul des 500 plus grands superordinateurs d'IA » est concentrée aux États-Unis, renforçant une dépendance structurelle vis-à-vis des puissances technologiques mondiales.
Pourtant, le rapport insiste sur le fait que le destin technologique du continent n'est pas scellé, à condition de renforcer les capacités locales.
Si des études évoquent un potentiel de « 2 900 milliards de dollars » de valeur ajoutée pour l'économie africaine d'ici 2030, les experts rappellent que ces gains ne sont « pas automatiques ».
Pour transformer ces opportunités en réalité, le Panel appelle à des investissements massifs dans les « compétences, les infrastructures et les institutions », afin que l'avenir de l'IA soit bâti par des experts africains, pour garantir une souveraineté numérique réelle.
Avec seulement « moins de 1 % des centres de données mondiaux » situés sur le continent et une pénétration d'Internet limitée à 38 % en 2024, le rapport souligne que « l'Afrique court le risque de devenir une colonie de l'IA » si elle reste une simple consommatrice d'infrastructures étrangères.
Sur le plan de l'inclusion, le fossé numérique se creuse dangereusement en raison d'un manque criant de représentativité dans les modèles actuels.
Le Panel relève que la grande majorité des « plus de 7 000 langues existantes dans le monde » sont délaissées, laissant une large partie de la population africaine « sous-desservie » et exclue des bénéfices de l'intelligence artificielle.
Ce déséquilibre est accentué par une concentration extrême des ressources, puisque « 75 % de la puissance de calcul des 500 plus grands superordinateurs d'IA » est concentrée aux États-Unis, renforçant une dépendance structurelle vis-à-vis des puissances technologiques mondiales.
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