34 000 maisons et cases sont détruites et 5 768 hectares de cultures submergés par les eaux. Le précédent bilan faisait également état de la destruction d'une soixantaine de salles de classe, d'une vingtaine de mosquées, de 448 greniers à céréales et de 713 puits d'eau potable.
Les régions les plus touchées sont Maradi (centre-sud), Tahoua et Tillabéri (ouest), Dosso (sud-ouest) et Niamey, mais le nord désertique n'est pas non plus épargné par ces intempéries.
L’avis de Lawan Magagi
Alors que l'eau envahit encore ce matin les rues de Niamey, le ministre de l'Action humanitaire et de la gestion des catastrophes, Lawan Magagi, pointe du doigt la responsabilité des collectivités locales et d'une partie de la population quant au non respect des consignes de construction, qui auraient fait basculer le pays dans la crise environnementale et sanitaire actuelle.
« Les responsabilités sont partagées, explique-t-il au micro de Victor Mauriat. Le gouvernement a pris des dispositions depuis 2013, qui ont été actualisées en 2018, avec des lois et des décrets d’application pour l’interdiction de construire dans les zones inondables. Malheureusement, les maires ne respectent pas cela au moment où ils font les lotissements, au moment de l’attribution des parcelles. Il y a ici une responsabilité des autorités locales par rapport à l’affectation des terrains, qui sont déjà connus comme étant inondables. »
« La population elle-même ne respecte pas les consignes qu’on lui donne, poursuit-il, de ne pas construire dans ces zones-là, et si jamais ils devraient construire, sur le type de bâtiment qu’il faut construire. Bien sûr, avec la pauvreté, nous ne pouvons pas exiger de quelqu’un de construire en béton armé. Ce n’est pas possible, ils n’ont pas les moyens de le faire. Mais nous pensons que la population est co-responsable de ce qui arrive aujourd’hui. »
Les régions les plus touchées sont Maradi (centre-sud), Tahoua et Tillabéri (ouest), Dosso (sud-ouest) et Niamey, mais le nord désertique n'est pas non plus épargné par ces intempéries.
L’avis de Lawan Magagi
Alors que l'eau envahit encore ce matin les rues de Niamey, le ministre de l'Action humanitaire et de la gestion des catastrophes, Lawan Magagi, pointe du doigt la responsabilité des collectivités locales et d'une partie de la population quant au non respect des consignes de construction, qui auraient fait basculer le pays dans la crise environnementale et sanitaire actuelle.
« Les responsabilités sont partagées, explique-t-il au micro de Victor Mauriat. Le gouvernement a pris des dispositions depuis 2013, qui ont été actualisées en 2018, avec des lois et des décrets d’application pour l’interdiction de construire dans les zones inondables. Malheureusement, les maires ne respectent pas cela au moment où ils font les lotissements, au moment de l’attribution des parcelles. Il y a ici une responsabilité des autorités locales par rapport à l’affectation des terrains, qui sont déjà connus comme étant inondables. »
« La population elle-même ne respecte pas les consignes qu’on lui donne, poursuit-il, de ne pas construire dans ces zones-là, et si jamais ils devraient construire, sur le type de bâtiment qu’il faut construire. Bien sûr, avec la pauvreté, nous ne pouvons pas exiger de quelqu’un de construire en béton armé. Ce n’est pas possible, ils n’ont pas les moyens de le faire. Mais nous pensons que la population est co-responsable de ce qui arrive aujourd’hui. »
Autres articles
-
Ebola: aux États-Unis, les voyageurs passés par la RDC, d'Ouganda et du Soudan du Sud forcés d'atterrir en Virginie
-
Afrique du Sud: le rapatriement des Ghanéens voulant fuir la xénophobie est reporté
-
Tchad: l'ex-Premier ministre Succès Masra définitivement condamné à 20 ans de prison
-
Madagascar: un plan anti-corruption approuvé par la Primature
-
«Les Russes sont en train de négocier leur départ du Mali», affirme le député français Bruno Fuchs




Ebola: aux États-Unis, les voyageurs passés par la RDC, d'Ouganda et du Soudan du Sud forcés d'atterrir en Virginie


