Le projet « Jigéenu Tey » (Femme d'Aujourd'hui) est une organisation sénégalaise créée en 2016 portée par l’association bordelaise « Yobaléma » et un collectif de bénévoles. Dirigée par l'artiste chorégraphe et pédagogue Khady Sarr, l’association créée en 2014 avec comme premier objet l'art, a plusieurs missions dont l'accompagnement des femmes du village de Kelle (sud) vers l'autonomie financière et l'épanouissement socio-économique à travers ce projet.
Selon la présidente Khady Sarr, c'est une association qui rayonne sur deux dimensions avec comme première dimension l’art et la culture. La deuxième dimension, c'est une dimension solidaire qui relève de l'économie sociale solidaire à travers un jardin collectif de femmes dans le village de Kelle. « Le potager fait 2200 m2. C’est devenu leur espace dans lequel elles ont créé une association locale. Ce qui fait qu'elles gèrent tout par elles-mêmes. Elles ont une présidente, une trésorière, une caisse et ont même ouvert un compte bancaire. C’est elle qui décide », a-t-elle déclaré.
Les femmes du village travaillent bénévolement dans ce jardin mais toutefois selon Khady Sarr, « elles vendent entre elles, les légumes à des prix raisonnables ». Ce qui leur permet de les revendre et de se faire de l’argent. « Ce qui est important pour moi, c'est que les femmes ne soient pas employées dans le potager. Les personnes impliquées ont leur travail. On est tous bénévoles. Personne n'est payé. Ça fait dix ans qu'elles s'investissent. Mais elles savent qu'au bout, si elles travaillent bien, ça donnera quelque chose », a-t-elle expliqué, précisant qu’un ouvrier a été embauché à temps plein pour aider ces femmes.
La présidente de l’association a affirmé que la troisième phase du projet permettra à ces femmes d’avoir une vraie activité économique. « L'idée, c'est que sur la troisième phase, ce soit elles qui produisent assez. Elles pourront se partager les récoltes et avoir une vraie activité économique. Et c'est ça qui va se mettre en place dans la troisième phase. Mais elles sont vraiment comme nous qui sommes bénévoles dans l'association à Bordeaux », a-t-elle indiqué.
Depuis 10 ans, ce projet accompagne ces femmes. Selon Khady Sarr, il a impacté positivement le quotidien de ces femmes. « Il a eu un impact très positif. Une seule femme au potager, ça représente une maison. Avec beaucoup de gens derrière. Elles ont au moins quatre enfants ou plus donc si elles ont un centime dans le potager, elles ne le partagent pas ailleurs que dans leur famille », a-t-elle expliqué, ajoutant que « c'est un impact positif qui encourage l'autonomisation des femmes ».
Maimouna Ndiaye, responsable des femmes de « Jigéenu Tay » a indiqué que le projet leur a permis d’accéder à la souveraineté alimentaire et à une autonomisation financière. « Le projet nous a permis de nous alimenter sainement car tout ce que nous cultivons dans le potager, nous le consommons. Sur le plan économique, on y gagne également beaucoup avec la vente des restes des produits », a-t-elle indiqué. Mme Ndiaye a également déclaré qu’elle espère voir les produits de « Jigéenu Tey » sur le marché national et international.
Par ailleurs, ce projet a permis à des personnes qui sont dans le domaine de la culture de réaliser leur rêve. C’est le cas de ce photographe du nom de Assane Ndoye qui selon lui, c’est grâce au projet « Jigéenu Tey » qu’il a pu réaliser sa première exposition. « Je dois beaucoup de choses à « Jigéenu Tey » parce que si je suis devenu aujourd'hui un auteur reconnu et un professionnel de la photographie, c'est grâce à « Jigéenu Tey ». Car ma première exposition a été financée par le projet, ici à Kelle », a-t-il déclaré.
Selon lui, ce projet a changé le quotidien des habitants de Kelle et le potager est devenu leur point de ralliement. « Il y a quelques années, ce n'était pas comme ça. Mais aujourd'hui, on sent une renaissance dans le village. Parce qu'avant, les gens allaient au bord de la mer ou ils restaient chez eux. Mais aujourd'hui, il y a une occupation, il y a un point de ralliement qui est le jardin potager. C'est devenu un lieu de rencontre, d'apprentissage et d'éducation à l'agriculture. Ce qui est déjà très important dans un tel contexte », a-t-il magnifié.
Il soutient également que ce que Khady Sarr fait pour les femmes du village de Kelle c’est une forme de reconnaissance envers le village. « C'est une forme de reconnaissance parce qu'elle est née et a grandi ici dans ce village-là. Elle a passé toute son enfance avec ces femmes-là. D'ailleurs, pour moi, le jardin potager, c'est une oasis de bonheur », a soutenu Assane Ndoye.
Par ailleurs, Khady Sarr a organisé un festival de 2 jours (10-11 avril) pour fêter les 10 ans d’existence du projet « Jigéenu Tey ». Un événement qui a regroupé des gens d’ici et de la France. Sylvie qui est venue pour la première fois à Kelle a révélé qu’elle a connu le potager à travers les photos que Khady Sarr mettait sur les réseaux. « Je suis Khady sur les réseaux et j’ai vu tous les événements qu'elle fait. Tout ce qui s'est passé pour le jardin, je l'ai vu aussi. Et là, on arrive là et on voit quelque chose de gigantesque. Jamais, je n’aurais imaginé que c'était aussi grand. Et c'est fantastique parce qu'elles arrivent à être autonomes », a-t-elle magnifié.
Elle a également ajouté qu’elle a été séduite par le vivre-ensemble qu’il y a dans ce village. « Et on voit la joie de vivre, quoi. La joie de fabriquer, partager. Voilà, c'est ça, le partage avec tout le monde. Et tous ceux qui suivent Khady participent à ça. Donc ça, c'est top », a-t-elle avancé.
Revenant sur le festival, Maimouna Ndiaye a déclaré qu’il a eu un impact positif sur le plan environnemental. « Après le festival, tu remarques que les rues sont propres car « le set-setal fait partie des programmes du festival », a-t-elle dit.
Une case dénommée Henriette Samb en hommage à l’une des femmes de ce projet décédée a été construite dans le potager et des machines destinées à la transformation des produits a été également réceptionnées lors du 2e jour du festival. Les membres de l’association ont visité un centre qui mobilise neuf écoles coraniques pour discuter avec les marabouts. Des artistes venus de France ont appris le ukulélé aux enfants du village durant une semaine. Les femmes du potager et Khady Sarr ont organisé une rencontre entre les officiels du village et les habitants pour y présenter les produits du jardin et partager un moment de convivialité, marquant la fin du festival.
Selon la présidente Khady Sarr, c'est une association qui rayonne sur deux dimensions avec comme première dimension l’art et la culture. La deuxième dimension, c'est une dimension solidaire qui relève de l'économie sociale solidaire à travers un jardin collectif de femmes dans le village de Kelle. « Le potager fait 2200 m2. C’est devenu leur espace dans lequel elles ont créé une association locale. Ce qui fait qu'elles gèrent tout par elles-mêmes. Elles ont une présidente, une trésorière, une caisse et ont même ouvert un compte bancaire. C’est elle qui décide », a-t-elle déclaré.
Les femmes du village travaillent bénévolement dans ce jardin mais toutefois selon Khady Sarr, « elles vendent entre elles, les légumes à des prix raisonnables ». Ce qui leur permet de les revendre et de se faire de l’argent. « Ce qui est important pour moi, c'est que les femmes ne soient pas employées dans le potager. Les personnes impliquées ont leur travail. On est tous bénévoles. Personne n'est payé. Ça fait dix ans qu'elles s'investissent. Mais elles savent qu'au bout, si elles travaillent bien, ça donnera quelque chose », a-t-elle expliqué, précisant qu’un ouvrier a été embauché à temps plein pour aider ces femmes.
La présidente de l’association a affirmé que la troisième phase du projet permettra à ces femmes d’avoir une vraie activité économique. « L'idée, c'est que sur la troisième phase, ce soit elles qui produisent assez. Elles pourront se partager les récoltes et avoir une vraie activité économique. Et c'est ça qui va se mettre en place dans la troisième phase. Mais elles sont vraiment comme nous qui sommes bénévoles dans l'association à Bordeaux », a-t-elle indiqué.
Depuis 10 ans, ce projet accompagne ces femmes. Selon Khady Sarr, il a impacté positivement le quotidien de ces femmes. « Il a eu un impact très positif. Une seule femme au potager, ça représente une maison. Avec beaucoup de gens derrière. Elles ont au moins quatre enfants ou plus donc si elles ont un centime dans le potager, elles ne le partagent pas ailleurs que dans leur famille », a-t-elle expliqué, ajoutant que « c'est un impact positif qui encourage l'autonomisation des femmes ».
Maimouna Ndiaye, responsable des femmes de « Jigéenu Tay » a indiqué que le projet leur a permis d’accéder à la souveraineté alimentaire et à une autonomisation financière. « Le projet nous a permis de nous alimenter sainement car tout ce que nous cultivons dans le potager, nous le consommons. Sur le plan économique, on y gagne également beaucoup avec la vente des restes des produits », a-t-elle indiqué. Mme Ndiaye a également déclaré qu’elle espère voir les produits de « Jigéenu Tey » sur le marché national et international.
Par ailleurs, ce projet a permis à des personnes qui sont dans le domaine de la culture de réaliser leur rêve. C’est le cas de ce photographe du nom de Assane Ndoye qui selon lui, c’est grâce au projet « Jigéenu Tey » qu’il a pu réaliser sa première exposition. « Je dois beaucoup de choses à « Jigéenu Tey » parce que si je suis devenu aujourd'hui un auteur reconnu et un professionnel de la photographie, c'est grâce à « Jigéenu Tey ». Car ma première exposition a été financée par le projet, ici à Kelle », a-t-il déclaré.
Selon lui, ce projet a changé le quotidien des habitants de Kelle et le potager est devenu leur point de ralliement. « Il y a quelques années, ce n'était pas comme ça. Mais aujourd'hui, on sent une renaissance dans le village. Parce qu'avant, les gens allaient au bord de la mer ou ils restaient chez eux. Mais aujourd'hui, il y a une occupation, il y a un point de ralliement qui est le jardin potager. C'est devenu un lieu de rencontre, d'apprentissage et d'éducation à l'agriculture. Ce qui est déjà très important dans un tel contexte », a-t-il magnifié.
Il soutient également que ce que Khady Sarr fait pour les femmes du village de Kelle c’est une forme de reconnaissance envers le village. « C'est une forme de reconnaissance parce qu'elle est née et a grandi ici dans ce village-là. Elle a passé toute son enfance avec ces femmes-là. D'ailleurs, pour moi, le jardin potager, c'est une oasis de bonheur », a soutenu Assane Ndoye.
Par ailleurs, Khady Sarr a organisé un festival de 2 jours (10-11 avril) pour fêter les 10 ans d’existence du projet « Jigéenu Tey ». Un événement qui a regroupé des gens d’ici et de la France. Sylvie qui est venue pour la première fois à Kelle a révélé qu’elle a connu le potager à travers les photos que Khady Sarr mettait sur les réseaux. « Je suis Khady sur les réseaux et j’ai vu tous les événements qu'elle fait. Tout ce qui s'est passé pour le jardin, je l'ai vu aussi. Et là, on arrive là et on voit quelque chose de gigantesque. Jamais, je n’aurais imaginé que c'était aussi grand. Et c'est fantastique parce qu'elles arrivent à être autonomes », a-t-elle magnifié.
Elle a également ajouté qu’elle a été séduite par le vivre-ensemble qu’il y a dans ce village. « Et on voit la joie de vivre, quoi. La joie de fabriquer, partager. Voilà, c'est ça, le partage avec tout le monde. Et tous ceux qui suivent Khady participent à ça. Donc ça, c'est top », a-t-elle avancé.
Revenant sur le festival, Maimouna Ndiaye a déclaré qu’il a eu un impact positif sur le plan environnemental. « Après le festival, tu remarques que les rues sont propres car « le set-setal fait partie des programmes du festival », a-t-elle dit.
Une case dénommée Henriette Samb en hommage à l’une des femmes de ce projet décédée a été construite dans le potager et des machines destinées à la transformation des produits a été également réceptionnées lors du 2e jour du festival. Les membres de l’association ont visité un centre qui mobilise neuf écoles coraniques pour discuter avec les marabouts. Des artistes venus de France ont appris le ukulélé aux enfants du village durant une semaine. Les femmes du potager et Khady Sarr ont organisé une rencontre entre les officiels du village et les habitants pour y présenter les produits du jardin et partager un moment de convivialité, marquant la fin du festival.
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