La Chambre de discipline du Conseil supérieur de la magistrature a finalement prononcé ce lundi, un blâme à l'encontre du juge Souleymane Téliko, président de l’Union des magistrats du Sénégal (Ums).
Cette sanction, la plus basse possible (après l’avertissement), dans l'échelle qui peut aller jusqu'à la radiation, est inférieure à la rétrogradation. Pour en arriver à ce verdict, il a fallu aux membres du Conseil toute une journée de débats, tant le dossier est juridiquement complexe. Les plaidoiries ont été longues avec 12 avocats commis d’office et 12 magistrats qui ont plaidé pour le président de l’Union des magistrats du Sénégal.
Pour justifier la sanction, la Chambre de discipline du Conseil supérieur de la magistrature constate un certain nombre de « négligences », reprochant au président de l’UMS d’« avoir jeté le discrédit » sur une décision de justice.
Il était reproché au magistrat les propos qu’il a tenus sur le procès Khalifa Ababacar Sall condamné le 30 août 2018 à 5 ans de prison ferme pour escroquerie aux deniers publics, faux et usage de faux dans des documents administratifs, complicité en faux en écriture de commerce.
Il avait fait part d'un « manque de respect des droits » de l'ancien maire de Dakar dans l'affaire de la Caisse d'avance de la mairie de Dakar. Autre griefs retenus contre le président de l'Ums, c'est sa sortie dans l'affaire du magistrat Ngor Diop. Le juge Teliko avait jugé « illégal l'affectation » dudit magistrat.
Cette sanction, la plus basse possible (après l’avertissement), dans l'échelle qui peut aller jusqu'à la radiation, est inférieure à la rétrogradation. Pour en arriver à ce verdict, il a fallu aux membres du Conseil toute une journée de débats, tant le dossier est juridiquement complexe. Les plaidoiries ont été longues avec 12 avocats commis d’office et 12 magistrats qui ont plaidé pour le président de l’Union des magistrats du Sénégal.
Pour justifier la sanction, la Chambre de discipline du Conseil supérieur de la magistrature constate un certain nombre de « négligences », reprochant au président de l’UMS d’« avoir jeté le discrédit » sur une décision de justice.
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