Le dernier rapport "RGPH-5, 2023" de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) publié en juillet 2025, sur les conditions de vie des ménages dresse en son chapitre 8 un portrait contrasté de l’accès à l’énergie au Sénégal. Si l’électricité conventionnelle reste le pilier national, les zones rurales et certaines régions frontalières réinventent leur quotidien grâce au solaire.
Selon les chiffres officiels, 74,4 % des foyers sénégalais dépendent aujourd'hui de l'électricité du réseau (SENELEC et concessions rurales) pour s'éclairer. Sans surprise, la capitale, Dakar , caracole en tête avec un taux quasi total de 98,7 %, suivie de près par Thiès (87,6 %) et Diourbel (79,7 %). En revanche, dans le reste du pays, le tableau est plus sombre, la proportion des ménages qui utilisent l’électricité comme mode d’éclairage n'atteint pas 50,0% dans les autres régions. En zone urbaine, 94,1% des ménages utilisent l’électricité comme principal mode d’éclairage. Par contre, 40,5% des ménages utilisent l’électricité comme principal mode d’éclairage en milieu rural.
Kédougou et Sédhiou en tête de la révolution solaire
L'enseignement majeur de ce rapport est la montée en puissance de l'énergie photovoltaïque. Bien qu’elle ne représente que 8,5 % au niveau national, elle a presque quadruplé depuis 2013 (où elle n'était qu'à 2,2 %). C’est en milieu rural que la révolution solaire est la plus visible. Ici, 20,3 % des ménages ont adopté le panneau solaire comme source principale, contre seulement 1,5 % en zone urbaine. Les régions de Kédougou (39,1 %) et Sédhiou (31,8 %) s'imposent comme les véritables champions de l'énergie propre au Sénégal.
Le règne de la lampe torche dans les régions périphériques
Malgré la modernisation, la précarité énergétique persiste. La lampe torche demeure la deuxième source d’éclairage nationale, utilisée par 12,4 % des ménages. En milieu rural, ce chiffre grimpe à 29,1 %, soit près d'un tiers des familles. La situation est particulièrement frappante dans l'Est et le Sud du pays. À Tambacounda, la lampe torche est encore la réalité quotidienne pour 39,7 % des foyers, suivie de Matam (34,8 %), Kolda (33,7 %) et Kaffrine (32,0 %).
Les bougies et le pétrole s'éteignent
Signe d'une mutation des usages, les modes d'éclairage ancestraux disparaissent. La bougie ne concerne plus que 0,8 % des ménages et le bois 1,1 %. Quant à la traditionnelle lampe à pétrole artisanale, elle appartient désormais au passé, n'étant plus utilisée que par 0,1 % de la population. Ce rapport de l'ANSD souligne un Sénégal à deux lumières: un centre urbain massivement électrifié et une périphérie rurale qui, se tourne avec succès vers les énergies renouvelables.
Selon les chiffres officiels, 74,4 % des foyers sénégalais dépendent aujourd'hui de l'électricité du réseau (SENELEC et concessions rurales) pour s'éclairer. Sans surprise, la capitale, Dakar , caracole en tête avec un taux quasi total de 98,7 %, suivie de près par Thiès (87,6 %) et Diourbel (79,7 %). En revanche, dans le reste du pays, le tableau est plus sombre, la proportion des ménages qui utilisent l’électricité comme mode d’éclairage n'atteint pas 50,0% dans les autres régions. En zone urbaine, 94,1% des ménages utilisent l’électricité comme principal mode d’éclairage. Par contre, 40,5% des ménages utilisent l’électricité comme principal mode d’éclairage en milieu rural.
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Le règne de la lampe torche dans les régions périphériques
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