Le marché public n°T0520/22, portant sur des équipements agricoles et 120 entrepôts, fait l’objet d’un conflit ouvert entre le ministère de l'Agriculture et la société Intermaq 2012 SA.
Selon le journal l’Observateur, le ministre Mabouba Diagne a publiquement accusé l’entreprise d’une «surfacturation de 12 milliards de FCFA». Cette accusation, désormais entre les mains de la justice, a conduit le ministère à réquisitionner des moissonneuses-batteuses et des tracteurs pour les redistribuer via le dispositif «Allo Tracteur».
De son côté, Intermaq 2012 SA dément «catégoriquement» ces allégations, qualifiées de «mensongères, infondées et dangereusement irresponsables». La société fait valoir que le contrat, signé en 2022, aurait été validé par l'Arcop, la Direction centrale des marchés publics et le ministère des Finances. Elle souligne également qu’un financement international de 127,97 millions d’euros a été accordé au projet après une « diligence rigoureuse des prix ».
La direction d'Intermaq pointe aussi une «contradiction flagrante » de la part du ministre, rappelant que ce dernier aurait signé un avenant en mai 2025 confirmant les tarifs initiaux. L'entreprise accuse en retour le ministère de ne pas avoir respecté ses propres engagements, notamment la mise à disposition de terrains pour les entrepôts et l'obtention d'exonérations douanières.
Enfin, Intermaq révèle l’existence d’une lettre confidentielle datée du 12 septembre 2025, dans laquelle le ministre aurait sollicité une réduction de 40 % à 50 % sur certains coûts. La société dit avoir rejeté cette demande, qu'elle juge « formellement contraire aux articles 23 et 24 du Code des marchés publics », dénonçant une « instrumentalisation médiatique » pour masquer des carences administratives. Le dossier reste, à ce jour, sous examen judiciaire.
Selon le journal l’Observateur, le ministre Mabouba Diagne a publiquement accusé l’entreprise d’une «surfacturation de 12 milliards de FCFA». Cette accusation, désormais entre les mains de la justice, a conduit le ministère à réquisitionner des moissonneuses-batteuses et des tracteurs pour les redistribuer via le dispositif «Allo Tracteur».
De son côté, Intermaq 2012 SA dément «catégoriquement» ces allégations, qualifiées de «mensongères, infondées et dangereusement irresponsables». La société fait valoir que le contrat, signé en 2022, aurait été validé par l'Arcop, la Direction centrale des marchés publics et le ministère des Finances. Elle souligne également qu’un financement international de 127,97 millions d’euros a été accordé au projet après une « diligence rigoureuse des prix ».
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