Le rapport de l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI), publié en mars 2026, souligne une fracture sécuritaire sur le continent africain. Alors que les importations d'armes majeures ont reculé de 41 % à l'échelle mondiale entre les périodes 2016-2020 et 2021-2025, l'Afrique subsaharienne déroge à la règle avec une augmentation de 13 % sur la même période.
L'Afrique subsaharienne : une zone sous tension
Selon SIPRI, la région d'Afrique subsaharienne concentre 2,2 % du volume total mondial des importations d'armes. Cette hausse des acquisitions s'inscrit dans un contexte marqué par « plusieurs conflits armés à grande échelle », au premier rang desquels figure la guerre civile soudanaise déclenchée en 2023. Le rapport souligne que le suivi des armements dans ces zones de conflit est rendu complexe par un « haut niveau de secret ».
Les données identifient toutefois les trois principaux importateurs de la sous-région. Ainsi, le Nigeria capte 16 % des importations sous-régionales, suivi du Sénégal avec 8,8 % et le Mali, avec 8,0 %. Du côté des fournisseurs, la Chine s'impose comme le partenaire majeur, couvrant 22 % des importations de la sous-région, suivie par la Russie (12 %) et la Türkiye (11 %).
Le cas spécifique du Soudan
Concernant le conflit soudanais, le SIPRI note que les deux forces en présence ont été approvisionnées par des sources diverses. « Les forces armées soudanaises ont reçu des drones armés (UAV), des véhicules blindés et des avions de transport en provenance d'au moins cinq pays», note le rapport. D'après SIPRI, les Rapid Support Forces (RSF) ont également perçu de l'artillerie et des systèmes de défense aérienne, bien que les fournisseurs de ces équipements restent à ce jour « inconnus ».
Afrique du Nord : rivalités et opacité
Plus globalement sur le continent, le Maroc (28e mondial) et l'Algérie (33e mondial) demeurent les deux plus gros acheteurs d'armes. Selon SIPRI, leurs « rivalités persistantes » constituent le moteur principal de leurs importations. Si le Maroc a vu ses importations progresser de 12 %, l'Algérie, en revanche, a enregistré une baisse statistique de 78 % par rapport au pic de 2016-2020. Le SIPRI nuance cependant ce chiffre, précisant que l'Algérie entretient un « grand secret » autour de ses acquisitions, notamment vis-à-vis de la Russie, rendant les estimations actuelles probablement sous-évaluées.
L'Afrique subsaharienne : une zone sous tension
Selon SIPRI, la région d'Afrique subsaharienne concentre 2,2 % du volume total mondial des importations d'armes. Cette hausse des acquisitions s'inscrit dans un contexte marqué par « plusieurs conflits armés à grande échelle », au premier rang desquels figure la guerre civile soudanaise déclenchée en 2023. Le rapport souligne que le suivi des armements dans ces zones de conflit est rendu complexe par un « haut niveau de secret ».
Les données identifient toutefois les trois principaux importateurs de la sous-région. Ainsi, le Nigeria capte 16 % des importations sous-régionales, suivi du Sénégal avec 8,8 % et le Mali, avec 8,0 %. Du côté des fournisseurs, la Chine s'impose comme le partenaire majeur, couvrant 22 % des importations de la sous-région, suivie par la Russie (12 %) et la Türkiye (11 %).
Le cas spécifique du Soudan
Concernant le conflit soudanais, le SIPRI note que les deux forces en présence ont été approvisionnées par des sources diverses. « Les forces armées soudanaises ont reçu des drones armés (UAV), des véhicules blindés et des avions de transport en provenance d'au moins cinq pays», note le rapport. D'après SIPRI, les Rapid Support Forces (RSF) ont également perçu de l'artillerie et des systèmes de défense aérienne, bien que les fournisseurs de ces équipements restent à ce jour « inconnus ».
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