Devant la fanfare et les photographes, le président Kenyatta a inauguré hier soir ce vol historique qui doit atterrir à l'aéroport JFK de New York ce matin à 6h55.
Durée du vol : 15h. Soit 5 à 6h de moins que les concurrents, qui offrent tous des escales. Deux cibles sont au cœur de ce projet : le tourisme de luxe et les investisseurs.
D'ailleurs selon l'ambassadeur américain à Nairobi, Bob Godec, « ce vol direct boostera le commerce, réduira le temps de livraison, générera des revenus et des emplois dans les deux pays ».
Avec la présence d'une quarantaine de multinationales américaines au Kenya, un trafic passager vers les Etats-Unis qui a augmenté de 40% en deux ans, et les Américains devenus les premiers touristes au Kenya, les voyants sont au vert pour la compagnie.
Pourtant le pari reste risqué. Kenya Airways est fragile. Il y a un an, elle a subi une lourde restructuration de ses 267 millions de dollars de dette.
La crise politique kényane de 2017 a plombé son activité. Au premier semestre, la société a encore perdu 40 millions de dollars. C'est pourtant 30% de moins que l'an dernier. Enfin, le prix du pétrole élevé alourdit les charges. Bref, même si elle espère en faire un produit phare, le Nairobi-New York ne va pas, à lui seul, remettre la compagnie à flot.
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