Des professeurs de tout le pays ont hurlé de joie lorsque la Cour suprême du Kenya a approuvé fin août l’augmentation du salaire des enseignants de 50%. La bataille des salaires des profs remonte en fait à l’indépendance, il y a plus de cinquante ans. Le Kenya compte autour de 288 000 enseignants et les moins bien payés gagnent à peine 140 euros par mois.
Le gouvernement est mal à l’aise. L’augmentation des salaires devrait coûter 150 millions d’euros au pays, difficile à mettre en œuvre. La seule solution serait d’augmenter les impôts ou de s’endetter. Le gouvernement craint aussi que d’autres agents de l’Etat ne demandent des augmentations, le tout avec un budget opaque et un pays où la corruption est endémique.
Aujourd’hui, le gouvernement temporise et demande aux professeurs de continuer la négociation, mais pas question pour les syndicats. Des enseignants se sont d’ailleurs déjà remis en grève. Une action risquée puisque les syndicats n’ont pas encore déposé de préavis et les grévistes peuvent être condamnés par la justice. Mais pour les enseignants, ça ne change rien, ils le disent : ils ne retourneront pas en classe tant que leurs salaires ne seront pas augmentés.
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