L’agence de régulation des télécommunications et des postes(ARTP), reçoit des tirs groupés d’associations consuméristes et autres bénéficiaires de ses services. La raison, elle vient de décider d’arrêter les partenariats avec ces organismes. La raison avancée par la direction de l’ARTP : « le Chef de l’Etat a ordonné le versement des excédents budgétaires au niveau du trésor public depuis le rapport de l’IGE ».
L’union des exploitants de télécentres et téléservices(UNETTS) et SOS consommateurs dénoncent la décision de l’ARTP.
Selon le secrétaire général de l’UNETTS, Bassirou Cissé contacté par la RFM, l’ARTP : « en résiliant les contrats de partenariats viole l’article 53 du code des télécommunications ». Dans ses explications l’article cité stipule que : « les excédents budgétaires sont réaffectés pour 1/3 pour le compte du service universel, 1/3 pour la formation et la recherche et 1/3 pour la promotion des technologies de l’information et de la communication. »
Pour Me Masokhna Kane, Président de SOS consommateurs : « en finançant le football et la lutte l’ARTP semble ignorer sa véritable mission. Et si le Directeur Général de l’ARTP le comprend comme ça, il n’a pas sa mission dans cette agence. »
Plus grave pour Bassirou Cissé : « au moment où l’ARTP résilie ces contrats, elle signe des protocoles avec des promoteurs de lutte et des chaînes de télévision pour des publicités et du sponsoring avec des valeurs de plus 500 millions ».
La Direction de l’ARTP interpellée par la RFM n’a pas souhaité réagir et doute même de l’existence de l’UNETTS.
Autres articles
-
Sénégal : Dangote Cement cède 10 % de sa filiale à l'État
-
Tensions au Moyen-Orient : Le baril de pétrole franchit le seuil des 100 dollars, le Sénégal à l’abri
-
Inégalités Nord-Sud : le "World Inequality Report 2026" plaide pour une refonte du système financier mondial
-
Économie sénégalaise : La parité à l'épreuve des secteurs d'activité
-
BCEAO : Une baisse des taux sous haute surveillance face aux tensions mondiales




Sénégal : Dangote Cement cède 10 % de sa filiale à l'État


