Le député non-inscrit Tafsir Thioye a dénoncé plusieurs irrégularités dans le déroulement des travaux parlementaires qu’il juge contraires aux règles de fonctionnement de l’Assemblée nationale, lors de l’examen du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026. Il pointe notamment des négociations menées avec le gouvernement sans mandat de la commission des finances et des modifications apportées au rapport de la commission.
D'abord, le député soutient avoir prévenu que l'élection d'Ousmane Sonko à la tête du parlement comportait des risques pour la démocratie sénégalaise. «L’Assemblée risquait de devenir une zone de non-droit, un royaume. Et aujourd’hui, on l’a transformée presque en un siège de parti politique. Je pèse bien mes mots », a-t-il déclaré dans l’émission matinale de la TFM.
Des négociations avec le gouvernement sans mandat
Le parlementaire dénonce des négociations avec le gouvernement menées par certains députés pendant une suspension de séance de trois à quatre heures, sans l’accord de la Commission des finances. « Le président part, mais quatre heures de temps presque, ou bien trois heures de temps, les députés sont en train de négocier avec le gouvernement, et personne n’a été mandaté », a-t-il dénoncé.
Pour Tafsir Thioye, ces démarches ne respectent pas les règles parlementaires. Il estime que les députés concernés ne pouvaient pas engager l’ensemble des membres de la commission sans leur accord préalable. « Le ministre ou un député peut demander une suspension de séance, mais il doit en expliquer le motif. Aujourd’hui, demander une pause pour aller négocier, qui vous en a donné le mandat ? », s’est-il interrogé.
Le député a également dénoncé le fait que certains parlementaires puissent prendre des engagements au nom de la commission des finances sans son accord. « Comment pouvez-vous nous engager, nous membres de la commission des finances ? Est-ce une affaire de parti ? Ce n’est pas correct », a-t-il martelé.
Des ajouts contestés dans le rapport de la commission
Sur les accusations de falsification du rapport de la commission soulevées par Abdou Mbow, Tafsir Thioye reste prudent. Il ne parle pas de falsification, mais reconnaît que des erreurs ou des ajouts ont pu être faits lors de la rédaction du rapport.
Il affirme que certains passages sur le respect de la hiérarchie des normes ont été ajoutés alors qu’il n’avait pas abordé cette question en commission. « Je ne parle pas de falsification, mais il peut y avoir des erreurs, des phrases ajoutées ou des modifications qui n’auraient pas dû être faites », a-t-il expliqué.
Pour rappel, l'Assemblée nationale du Sénégal a officiellement rejeté le projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026 le 3 novembre 2026, à la suite de l'adoption d'une question préalable bloquant tout débat au fond.
D'abord, le député soutient avoir prévenu que l'élection d'Ousmane Sonko à la tête du parlement comportait des risques pour la démocratie sénégalaise. «L’Assemblée risquait de devenir une zone de non-droit, un royaume. Et aujourd’hui, on l’a transformée presque en un siège de parti politique. Je pèse bien mes mots », a-t-il déclaré dans l’émission matinale de la TFM.
Des négociations avec le gouvernement sans mandat
Le parlementaire dénonce des négociations avec le gouvernement menées par certains députés pendant une suspension de séance de trois à quatre heures, sans l’accord de la Commission des finances. « Le président part, mais quatre heures de temps presque, ou bien trois heures de temps, les députés sont en train de négocier avec le gouvernement, et personne n’a été mandaté », a-t-il dénoncé.
Pour Tafsir Thioye, ces démarches ne respectent pas les règles parlementaires. Il estime que les députés concernés ne pouvaient pas engager l’ensemble des membres de la commission sans leur accord préalable. « Le ministre ou un député peut demander une suspension de séance, mais il doit en expliquer le motif. Aujourd’hui, demander une pause pour aller négocier, qui vous en a donné le mandat ? », s’est-il interrogé.
Le député a également dénoncé le fait que certains parlementaires puissent prendre des engagements au nom de la commission des finances sans son accord. « Comment pouvez-vous nous engager, nous membres de la commission des finances ? Est-ce une affaire de parti ? Ce n’est pas correct », a-t-il martelé.
Des ajouts contestés dans le rapport de la commission
Sur les accusations de falsification du rapport de la commission soulevées par Abdou Mbow, Tafsir Thioye reste prudent. Il ne parle pas de falsification, mais reconnaît que des erreurs ou des ajouts ont pu être faits lors de la rédaction du rapport.
Il affirme que certains passages sur le respect de la hiérarchie des normes ont été ajoutés alors qu’il n’avait pas abordé cette question en commission. « Je ne parle pas de falsification, mais il peut y avoir des erreurs, des phrases ajoutées ou des modifications qui n’auraient pas dû être faites », a-t-il expliqué.
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